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Douche rapide, brossage de dents, nouvelle chemise et surtout nouveau slip, rapport à nos 1000 heures de voyage.

On retrouve (enfin) notre étudiante exilée et son homme – qu’on nommera par la suite respectivement Pocahontas et Ch’Fourchette, pour garder leur identités secrètes. Première étape du folklore québécois : la poutine. *insérer ici une blague à base de président russe*. Véritable pierre angulaire de la gastronomie locale, la Poutine est LE plat pas trop cher et qui te pète le bide en règle, à base de frites, fromage et de sauce (à priori au gras), un peu le kebab du coin quoi. Libre à vous de l’agrémenter comme bon vous semble. 30 octobre oblige, je craque sur la poutine d’Halloween et une bière au miel : poutine classique + pierres tombales en poulet frit + guacamole + bonbons fantômes (au même goût que les bonbons sur les colliers). Le mélange détone et c’est complètement gros et mort que je m’effondre à l’auberge.

Poutine d'Halloween

Nous voilà enfin à Montréal, l’Amérique qui parle français. Ça fait limite bizarre de payer en dollars, de magasiner dans des Urban Outfitters et d’avoir une ligne jaune au milieu de la route quand les seules choses à dire absolument en anglais sont les tailles de ta commande Starbucks.

Ch’Fourchette nous emmène sur le Plateau, pour tenter de grimper le Mont-Royal et son imprenable vue sur la ville. Peine perdue, vu le brouillard et l’impossibilité de voir à plus de 5m. On se sent obligé de laisser tomber le Montréal des touristes pour trainer dans les rues et s’imprégner de l’ambiance canadienne. Les feuilles tombent, des citrouilles ornent environ 80% des vitrines et on croise des oreilles de chat ou des bananes humaines, Halloween est bien fêtée ici et les shops de costumes sont équipés pour subvenir à toutes les envies, du classique Batman jusqu’aux LMFAO. Du coup, ça ne choquera personne de se faire servir un café par Captain America, ou de croiser un semblant de Hulk dans les couloirs de l’UQÀM. De toute façon, ça ne choquait déjà personne qu’il y ait un Pokémon peint sur un mur.

Captain café

Mewcam

Je passe rapidement sur l’après midi éprouvante, entre le shopping sur l’intégralité de la rue Sainte Catherine et ses sex shops, et la traversée laborieuse du pont Jacques Cartier, qui nous donnera tout de même une belle vue sur la ville…

Untitled

… pour en arriver enfin à cette fameuse soirée d’Halloween du BDE de Pocahontas. Fraîchement débarqués d’Europe et invités de dernière minute, on est forcément les seuls connards à pas être déguisés, et au fond heureusement tellement le niveau est élevé. Outre les quelques classiques mimes Marceau et princesses, on a droit à du grand art, allant d’une personnification de l’ouragan Sandy, pendant que deux Sims s’échangent leurs secrets de fabrication et qu’Iron Man envoie un gros Backstreet Boys enchaînement Spice Girls. Euphorie dans le bar. Mais le DJ de Marvel a quelques tours sous sa combi et la soirée atteint son point d’orgue dès les premières notes de Gangnam Style. Une demi douzaine de fées prennent d’assaut la mezzanine pour effectuer la choré au poil de cul, et c’est le moment qu’a choisi le Capitaine Haddock pour aller pecho Kitana (oui, celle de Mortal Kombat), alors qu’on avait tous compris que Fonzie etait sur le coup. Je ne sais pas si ce Kamoulox a été amplifié par l’alcool, mais je suis sur d’avoir du mal à fêter Halloween en France maintenant. En tout cas, aucun regret à avoir raté le show sold out de Napalm Death aux Foufounes Électriques. #ContreKamoulox.