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Anberlin cherche un digne successeur à Cities depuis 2007. Si les deux derniers essais n’en étaient pas moins de bons albums, le leader Stephen Christian nous assurait que ce Vital serait un ton au dessus, au moins au niveau de l’intensité.

Et on peut dire qu’avec « Self-Starter », cet album commence sur les chapeaux de roue, rapide et efficace à l’image d’un « Godspeed ». « Little Tyrants » enfonce le clou et fait parler le talent des floridiens, décidément toujours aussi à l’aise dans la composition de tubes rock à reprendre en chœur. Dans le même ordre d’esprit, le single « Someone Anyone » nous fait remarquer à quel point l’utilisation d’un synthétiseur est la composante qui distingue radicalement Vital des précédents opus. Même si globalement jusqu’ici le fond est relativement ce à quoi on pouvait s’attendre d’Anberlin, cette touche de clavier évite au quintette de tourner en rond.

A tel point que le morceau suivant, « Intentions », prend une dimension fin années 80 inattendue. Et je passe sur « Innocent« , ballade qui aurait été parfaite sur une radio cheesy de Vice City. Heureusement, le refrain de« Desires » vient remettre les pendules à l’heure, mais ça n’est que de courte durée tellement toute la fin d’album est un amas de promenades oscillantes entre les nouveaux sons electro et la voix de Christian, malheureusement bien loin d’un « Breathe » ou de « Fin ». A noter l’exception « Modern Age« , qui a au moins le mérite d’être bien faite.

On se retrouve donc avec un Vital littéralement scié en deux, avec une première partie fidèles aux sources du groupe, et une deuxième moitié d’album perdue entre une volonté d’incorporer coûte que coûte de nouveaux sons et pourtant le talent de songwriting du combo. Le pari d’un nouveau Cities est pour moi bien raté, et je me contenterai allègrement des cinq premiers titres en attendant un nouvel album.

Anberlin-Vital-Front