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La Thaïlande a connu plusieurs époques notables et chacune avait sa capitale définie. Avant Bangkok et Ayutthaya, Sukhothai était au centre de toutes les attentions.

La ville de Sukhothai regroupe une multitude de temples, dont l’ancien palais, datant du XIIeme siècle. S’il ne reste plus beaucoup de bâtiments debout, le site vaut le détour par le simple agencement des désormais vestiges et ses grandes étendues d’eau. Mais on a beau se dire que ça a plus de 700 ans, les cailloux ça va bien cinq minutes et, avec tout le respect que j’ai pour Bouddha, on commence à se lasser de visiter du temple. Heureusement, le gong géant et les énormes tambours du temple d’après viennent ajouter un peu de piment.

Sukhothai Historical Park

Drums

Le reste de la journée consiste plus ou moins à faire la route qui nous sépare de Chiang Mai, la grande ville du nord de la Thaïlande. Des plaines magnifiques recouvertes de rizières ou de palmiers, les montagnes se dessinant dans la brume et l’horizon, les quelques heures de voyage passent toutes seules dans cette ambiance tropicale.

Rice landscape

Un arrêt dans un petit marché nous permet de découvrir la grande culture culinaire thaïe, à base de grillons ou autres grenouilles séchées. Yuk. Quelques étals nous proposent bien pire, genre oeufs de fourmis – immondice -, lézard en sauce – ignominie -, ou pancréas de boeuf – abomination. Alors que la moitié du groupe est sur le point de rendre son poulet au curry, le guide s’offre quelques crickets et des chips de banane pour se faire une soupe en rentrant.

Un petit rat seché ?

De notre côté, on a prévu pour la soirée d’aller au centre de massage où des déesses thaïlandaises comptent nous faire découvrir les joies de la relaxation. #hâte. En arrivant sur place, c’est une horde de bonnes femmes mûres qui nous attend, sans un sourire et parfois même le regard de dragon. On regrette déjà d’être venus.

Pourtant, après avoir enfilé un short de boxe thaïe et un peignoir en soie (j’ai évité le satin de peu), je me fais attraper le pied et c’est parti pour deux heures, à base de baume du tigre et de points de pression. Aussi bourrue que pouvait paraître ma masseuse, elle sait appuyer où il faut avec la plus grande délicatesse. On parle toujours de pieds, on est d’accord.
Jambes, dos, cervicales, tout finira par y passer et être enduit d’huile. Je suis déténedu déténedu déténedu.