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Le nouvel album de Gallows. Leur dernier EP avait été accueilli de façon assez mitigée, entre les fans purs et durs de Frank Carter et ceux de Wade MacNeil. Il faut reconnaitre que l’essentiel de Gallows reposait sur la présence hyper charismatique de Carter, bad boy aux textes ultra violents et au chant à bout de souffle incomparable. Un peu la soundtrack des hooligans.

Alors qu’en est il de ce self titled ? Résolument plus rock’n’roll et un peu moins hardcore, à l’instar de «Last June » ou «Outsider Art » et leur refrain fédérateur. Pas un virage à 180° pour autant, le tout reste sombre et vif comme «Everybody Loves You (When You’re Dead) », assumant pleinement ses origines et son nouveau chanteur à la fois. La hargne de MacNeil est palpable à chaque phrase et il apporte une certaine diversité dans les voix, ce que ne proposait peut être pas aussi bien le londonien.

« Vapid Adolescent Blues » et «Austere » nous rappellent queGallows puise ses sources dans le punk anglais et le font bien. En y ajoutant des gang-vocals, «Odessa » devient l’exemple parfait de l’évolution des londoniens : une hargne plus contenue qu’unOrchestra Of Wolves mais néanmoins plus agressif queGrey Britain. «Cross Of Lorraine » vient finir cet album complet avec une fin d’une simplicité et d’une efficacité déconcertante, dans un semi-breakdown, inattendu de leur part.

Gallows a donc su rester lui même avec Wade MacNeil, ce qui donne un album digne successeur de Grey Britain, tout en arrivant à clore définitivement le chapitre Frank Carter.

gallows