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Reconnaissons le, bien que ça soit la ville des Richard Gere et Tom Cruise, Syracuse NY est complétement useless. On n’ y a passé qu’une nuit, traversé la ville en coup de vent sous la neige, tout va bien.

Si on avait su que ça allait être le même combat arrivé à Buffalo, ça nous aurait épargné 3$ de parcmètre. On se retrouve dans une ville morte, abandonnée avec juste un tramway et un mall de gros lards qui nous conseillent d’aller dans un équivalent de McDo si on veut bien manger. Ambiance Tour de la Terreur à Disney. On se réfugie fissa dans une pizzeria qui propose des parts au Mac&Cheese et on trace la route vers les chutes.

On arrive donc à Niagara Falls, coté US avec vue sur un mauvais Las Vegas coté canadien, mais ça n’enlève rien à la branlée qu’on se prend en tombant sur les American Falls et la petite Bridal Veil Falls. On est trempé en quelques minutes, mais on chille quand même avec des écureils noirs – wassup nigga ? – et on ressent la puissance de Nikola Tesla (The Oatmeal, si tu m’entends), Raiden style.

Nikola Tesla

Niagara Falls, by night

Le temps d’un passage éclair à la douane, bien différent des deux heures passées dans le sens inverse (« – bonjour, vous venez faire quoi au Canada ? – On fait un roadtrip entre Montreal, Boston et Toronto. – OK, bienvenue au Canada »), d’un Johnny Rockets et d’une nuit de sommeil, on profite des chutes coté canadien, et de jour. BIMBADABOUM, paye ta claque. On est trempé encore à cause des gouttelettes en suspension, on comprend mieux pourquoi le pont s’appelle Rainbow Bridge et on prend la route pour Toronto en se sentant tout petit.

American Falls

Notre indic sur place a déjà pris son vol pour LA, du coup on fait Toronto au feeling et sans idée précise des trucs à faire absolument. Après avoir erré dans Queen St en mode shopping et bouffe (quesadillas FTW), on se décide à grimper en haut de la tour CN, avec sol vitré qui fait chier dans son froc et ascenseur extérieur dans lequel le guide se sent obligé de rappeler que tout est sécurisé, qu’il prend cet ascenseur toute la journée et qu’il lui ait jamais rien arrivé. Je passe quand même sur l’attraction ‘EdgeWalk‘, pas assez de cojones, j’avoue.

On se dit aussi qu’une petite traversée sur le lac Ontario nous permettra d’avoir une vue splendide sur la ville. Banco du coup et c’est sur cette touche qu’on finit notre périple nord américain.

Toronto from Ward's Island