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Monter à Nashville avec Elvis Presley tout le long. C’est aussi ça le rock.

Apparemment dans le Tennessee, il y a des pubs pour des stands de tir partout, comme si le vrai sud était là. La dernière croisée représentait une cible de loin, avec pour légende For Those About To Rock. Problème de pays rock’n’roll jusque dans les pubs pour rednecks.

On rejoint un ami exilé depuis quelques années aux Etats-Unis, qui nous a préparé un petit programme de derrière les fagots. Première étape, petit resto mexicain où il avait croisé les frères Farro de Paramore quelques jours auparavant. Burrito accompagné de bière Tecate et un shot de tequila, histoire de se mettre en jambe.

On rejoint ensuite deux de ses amis pour partir dans une house party à l’américaine. Entre deux morceaux de Daftpunk (parce qu’on est français, évidemment) et quelques parties de beer-pong, j’ai réussi à ne faire partie qu’une fois du Buffalo Club. Mais à part les désignés chauffeurs, le pack de 24 Yuengling vide commence à dire que cette soirée commence à ressembler à n’importe quoi.

Notre nouveau terrain de jeu s’appelle Broadway, la rue des bars country de Nashville. Notre hôte se fait attaqué par une cougar, on apprend quelques expressions françaises croustillantes à ses potes, le batteur du groupe qui joue est incapable de faire swinguer Killing In The Name Of, on joue gratos à un jeu de basket où il faut faire le plus de panier. Le problème quand on se met à y jouer avec son passeport, c’est que c’est vachement plus dur d’aller le récupérer. Et qu’évidemment, il y a de la casse quand il faut aller le chercher au milieu des ballons, derrière le plexiglas. Heureusement, le vigile n’a rien grillé et on a pu vite partir avant qu’il ne se rende compte que le jeu était ruiné.

On se dit alors qu’il serait temps de rentrer et d’arreter les conneries, mais on a croisé un batteur dans la rue. Il était pas mauvais et un peu de monde l’entourait. L’alcool aidant, notre spécial n’en demandait pas plus pour être lancé : breakdance. Les images valent plus que des mots, et en l?occurrence je les trouve pas mal :

Le temps de dormir et dessaouler, on part chiller avec une pédale d’harmonisation, idéale pour de la country. On se mate Super Troopers en parallèle, puis on se décide à se dégourdir les jambes sur une world-cup de soccer-tennis, qui verra l’Amérique gagner sur la France. Je crois qu’on est pas tout à fait remis de l’affaire Anelka.

NASHVEGAS