• Share on Google+

Je gère, seulement 10 jours de retard. Aussi parce qu’il a fallut que je récupère des photos, que c’était pas forcément gagné, mais que c’est bon, on y est. Mais c’était vraiment cool, donc on est pas à 10 jours, si ? Non.

Je parle de notre dernière date avec BH. On jouait à Paris, devant les copains, en ouverture pour Moving Mountains. Ceux dont je parlais ici même sur dw19ht et ATRTV il y un an. Ceux qui m’ont mis non pas une petite tape derrière la tête, mais plutôt une grosse claque dans la gueule. Crackity Flynn complète l’affiche, et autant avouer qu’elle est du coup pas mal alléchante.

flyer-MM_BH_CF_lg

Je suis désolé, j’ai un peu zappé Crackity Flynn. Parce que je devais m’échauffer pour la suite, comprenez. C’est fini le temps où j’étais tranquille assis sur mon siège, maintenant tout le dw19ht doit se mettre en oeuvre. Et puis, on venait de perdre le Calcio contre le Milan avec Clément, enfin on avait autre chose à penser. Navré.

Crackity Flynn a fini, on s’installe et on envoie la pêche jusqu’à ce qu’un larsen persistant nous fasse tout arrêter dès le premier morceau. Larsen mystère apparemment, puisqu’à peine arrêté et sans rien changer, on pourra faire tout le set sans qu’il ne revienne.

Je laisserai aux spectateurs le soin de juger notre prestation (je sais que ce cher Musha était présent), tout ce que je sais c’est qu’il faisait environ deux milliards de degrés, que mon clavier est devenu une savonnette à la seconde ou j’ai plaqué le premier accord, et que j’ai du mettre quelques coups de coude bien sentis à Nico tellement c’était petit. Tellement petit que j’ai filé mon tom basse à Matthew dans la foule pour pouvoir taper dessus et jouer du clavier en même temps, petit kiff perso. Le pauvre n’avait pas eu le temps de remettre ses boules quiès, petite perte d’ouïe perso.

Les américains s’installent, la salle se remplit définitivement une dernière fois et c’est parti. My Life Is Like a Chase Dream = coup au plexus, enchainement Where Two Bodies Lie = low kick dans les couilles, combo Hadouken The Cascade = uppercut dans la gueule. Ca; c’est fait, maintenant, un petit « merci, on s’appelle Moving Mountains, c’est notre première date à Paris, on est trop content ».

Les petits combos Fender Deluxe crachent pas mal finalement, même si le son général est pas spécialement fou, surement du au système de la salle plus qu’à autre chose. On passe rapidement sur un morceau de leur premier EP avant de continuer de passer en revue les tubes de Waves, entre Tired Tiger, Always Only For Me et Alleviate, qui te font demander pourquoi ces mecs là jouent seulement aux Combustibles. Tout est calé au poil de cul, avec de longues intros loopées, un chant clair particulièrement réussi (même si pas parfait) et une grosse patate quand il faut.

Je décroche un peu sur la fin quand ils enchainent les morceaux des albums précédents (Armslenght, Cover The Roots), avec un petit sursaut pour Ode We Will Bury Ourselves. La chaleur n’aide pas beaucoup et à peine le magistral final With One’s Heart In One’s Mouth terminé, je tente de fuir. La salle est blindée, je n’arrive pas à me frayer de chemin, je reste coincé. Heureusement me direz vous, car comme ça je n’ai pas raté le rappel acoustique avec Sol Solis. Il m’aurait manqué un 8105 pour être totalement comblé, mais je ne leur en veux pas, c’était déjà énorme.

On remballe le matos après cette petite claque, le temps de discuter un peu avec le groupe. Ca fait bizarre de voir que Moving Mountains – un des groupes qui nous servait de référence pour se décider à aller à Atlanta – sait qu’on a enregistré là bas et nous demande notre avis sur le studio. #situationsurréaliste. Genre, « nous on y va la au mois d’aout, c’est aussi bien que sur les photos ? Les salles sont grandes ? Y’a du matos ? ». A nous, petit groupe de Picardie. Ca n’a pas de sens.

Du coup, on discute Glow In The Dark, en s’échangeant la Jäger. Maintenant on sait que le chanteur de MM attend impatiemment notre album. #achievementunlocked un peu. Surtout #pressionmaximale. J’aurai aimé sublimer tout ça avec un des cupcakes Branson Hollis, amoureusement préparés par Les Gâteaux de Barbara, mais certains d’entre nous avaient la dalle. Je connais les responsables, ils paieront le prix fort.

cupcakes Branson Hollis

Setlist:

1. My Life Is Like a Chase Dream (And I’m Still Having Chase Dreams)
2. Where Two Bodies Lie
3. Tired Tiger
4. Lights & Shapes
5. The Cascade
6. Always Only for Me
7. Armslength
8. Alleviate
9. Ode We Will Bury Ourselves
10. Cover the Roots, Lower the Stems
11. With One’s Heart in One’s Mouth
Encore:
12. Sol Solis