• Share on Google+

Dans une ancienne ville khmère, se trouvait un parc un peu particulier. En plein centre ville, un coin de verdure, dans un quartier en déclin bien loin de son apogée au XIIIème siècle. Le tout bien délimité par une grille imposante. À l’intérieur, le Phra Prang Sam Yot et ses quelques centaines de singes. Bienvenue à Lopburi.

Lop Buri

Ici, les macaques sont rois et envahissent la ville, et en particulier ce temple. Plus de quatre cents singes s’y retrouvent pour chaparder des bananes aux touristes et se battre pour du lait de coco. Les consignes sont simples : pas de gestes brusques et pas d’objet brillant, rien qui puisse attirer l’attention.

À peine descendus du bus, une femme est attaquée par une des bêtes et se fait détrousséer. Le butin, un épi de maïs dévoré en quelques secondes par le brigand. La leçon a bien été retenue par le groupe, et on pénètre dans leur antre avec la plus grande précaution.

A l’intérieur, les singes grimpent le long du temple, se réfugient dans les coin d’ombre, se cherchent les puces, se tirent la queue (celle que vous voulez), se battent, décuvent, rodent à la recherche de bouffe ou posent avec les bouddhas. Le temple passe complétement au second plan, on lui préfère largement les petits bébés singes qui s’aventurent à peine en dehors des bras de leur mère.

Monkey on Buddha's shoulder

Monkeys chilling in Lop Buri

Après les « awww » de mignoncité et les cris de peur à cause d’un singe trop rapide en approche, on reprend la route vers Phitsanulok, qui nous servira juste d’étape sur notre destination « frontière laotienne ». Sur le chemin, le guide nous arrête dans ce qu’il appelle un « resto routier », qui paye pas de mine. Pourtant, après avoir passé la façade, le resto routier prend vraiment de la gueule, avec ponton en pilotis sur un étang, nénuphars et ambiance tropicale. En plus de ça, je peux vous dire que le buffet est à la hauteur de la vue.

Petit resto posey