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Il est temps de revenir un peu sur cette semaine passée. Je suis seulement de retour dans ma contrée du nord, et il y a eu un événement que je voudrais partager : une soirée, perdue dans un château vide en Picardie. Objectif : #umademytweet? demain je compte vomir sur un poney.

#teaser.

Une soirée à diviser en trois phases.

1. La découverte

Arrivée donc au Château, quelques mecs en bob et en tongs jouent du Téléphone à la guitare acoustique. Ca n’augure rien de bon. Une autre série de mecs fait une partie de pétanque finlandaise, en rapport à notre hôte qui est finlandais je crois, ou au pire bosse pour des nordiques de ce coin là. Le tout est déjà copieusement arrosé de bière, et même si on nous indique la voie pour nous aussi se servir, on sait déjà qu’on ne pourra pas les rattraper.

On est à peu près perdu au milieu d’un domaine chiffré en milliards d’hectares, entre un poney club, une chapelle et un bois dans lequel on finira par se perdre – j’y reviendrai. En gros, tant qu’on ne touche pas un grillage, c’est qu’on est sur le domaine. Pour vous donner un ordre d’idée, je ne pense pas avoir VU de grillage de toute la soirée. On entre dans le bâtiment, gigantesque, à la recherche des précieuses canettes qui nous permettront d’endurer Téléphone.

castle

Encore une fois, tout est démesuré, un hall géant avec double escaliers latéraux, environ 1000 étages – enfin, au moins six -, des salles vides partout, une pièce spéciale pour entasser des portes, une chambre sous le toit avec pour seul accessoire une chaine SM, la cuisine (ENFIN!) où on fera une halte spéciale pour prendre des Heineken en 50 et en canette. Pour résumer, on est dans un château géant, vide, avec une trentaine d’inconnus ou presque, avec boisson à foison. Même pas peur.

2. La mise en bouche

Maintenant qu’on est armé niveau boisson et qu’on a visité les lieux, on va pouvoir tenter de se fondre dans la foule. Un exilé californien est au barbecue, chipos, travers de porc et tutti quanti. Peu importe ce qu’on dira, ça a pas le même gout quand c’est un habitué des BBQ sur Mission Bay qui te chauffe les ribs. On commence tout doucement à être imbibé, on cherche de quoi accompagner nos saucisses et on tombe sur des plats de salade vide, avec juste un reste de thon en boite, ce qui aboutira à un #umademytweet.

On assiste aussi à un showcase acoustique, ce qui permettra à un finlandais de nous montrer à quel point la bière de la région est plus forte que chez lui. Beau gosse en crocs, il met l’ambiance en demandant du Metallica et jouant de la batterie sur ses genoux. Désolé pour la photo, c’est le mieux que j’ai pu faire.

finlandais

3. L’explosion de cacahuètes

Arrive (évidemment/enfin) le moment où la soirée passe son point de non retour. Je passe sur l’éternelle compète de breakdance – ça marche toujours quand les danseurs du moment sont trop sérieux où quand l’ambiance frôle le zéro. A la recherche du fun et surtout de quoi boire après la fin des cuves de bière, nos comparses trouvent une bouteille de Jägermeister. Hors de question de laisser ça entre les mains de n’importe qui, donc on décide de s’en occuper personnellement. On chope un mec qui connait un peu mieux les lieux pour nous emmener dans un endroit tranquille pour siroter la précieuse. S’ensuit donc tout un procédé pour faire fuir les gens de la cuisine.

Objectif : pouvoir nous échapper sans que personne ne sache où nous trouver.

Moyen : crier très fort et tuer l’ambiance à base de Popolopopopopoooo (rien à voir avec les White Stripes, le monde va mal), On est tous ensemble ou Il est vraiment phénoménal.

Ce dernier a eu un petit succès, les gens prennent ça pour le climax de la soirée et remplissent la cuisine encore plus : notre mission est un échec. Mais c’était sans compter le passage secret trouvé par l’habitué des lieux – qu’on appellera Passe Partout pour le reste de l’article. On arrive à se dérober des regards inconnus et l’expédition secrète Jager nous amène dans la cave, après quelques détours pour perdre nos poursuivants – les plus coriaces découragés par les tirs incessants de mon pistolet banane. Enfin, on peut tuer la bouteille tranquillement.

On apprend ensuite l’existence d’une grotte sur le domaine = on se sent bien obligé de la visiter et on suit à nouveau Passe Partout, direction donc la grotte plus loin dans le bois. Une équipe a chopé le van des finlandais et se met à notre poursuite, avant forcément de nous rattraper. On monte alors sur le toit du van pour parcourir le reste de la distance qui nous sépare de notre destination. Pour visualiser, on doit etre deux ou trois dans le van, cinq ou six sur le toit.

Une fois arrivés, un feu de camp est allumé et on discute saxophone avec Passe Partout qui avait ramené son matos. Du coup, démo sur Stevie Wonder, plus connu sous le nom de « Générique du Grand Journal », et évidemment il fait chauffé le sax à notre demande sur du George Michael. Je n’avais plus de batterie à cause de Flashlight pendant l’expédition Jager, sinon j’aurai pris une vidéo. En guise de consolation, l’original :

http://www.youtube.com/watch?v=bQtlrBziyzI

L’endroit est cool, mais on commence à cruellement manquer d’alcool donc on décide de reprendre la direction du chateau. Sauf que le chauffeur de van est au moins aussi bourré que nous, et qu’il plante les roues arrières dans la mousse et la végétation. Pour résumer, le van est coincé dans la foret à l’entrée d’une grotte, on ne sait pas où on est, ni même pas trop avec qui on est, tous particulièrement entamés et sans autre source de lumière que nos téléphones (quand il leur reste de la batterie, genre pas le mien). Ca fait 100% film d’horreur. Même pas peur.

vanwoodnight

Heureusement, Passe Partout assure et nous ramène sain et sauf. Le temps qu’on fasse l’aller retour, la fête est finie au château. On essaie du coup de lancer une contre soirée dans la chapelle, avec des ballons et des cuba libres, de relancer l’ambiance à coup de cravache, mais sans succès : la fête est définitivement over. Notre dernier fait d’armes reste l’explosion d’un paquet de deux kilos de cacahuètes dans la cuisine, mode « à moitié je mange – à moitié je viens de gagner le grand prix de Monaco ». Histoire de célébrer dignement notre victoire sur Téléphone.