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Celui là aussi, il est cadeau comme jeu de mots. Pour les pas-accro-au-web/incultes/ermites, le lien pour la référence est dispo en cliquant du bout du doigt (ou plus si affinités) sur la photo suivante :

Capella Sistina

Opération Vatican donc maintenant, avec au menu une large sélection des plus belles réalisations du XVème. Dans le genre tu-t’en-prends-plein-les-mirettes, mission réussie. Il est 15h, et malgré les 2000° et autant de personnes entassées dans les couloirs du musée du Vatican, on arrive à la Chapelle Sixtine – après un rapide passage dans les chambres de Raphaël. Histoire de tomber sur la légende La création d’Adam. Moi qui croyait à un truc géant, je me retrouve avec une fresque de 2m sur 5 planquée au milieu du plafond surchargé. Qu’on soit d’accord, c’est quand même la branlée.

Mais revenons un peu en arrière. Comme nos « attractions » sont toutes sur-blindées, il faut se lever tôt pour apprécier la Basilique Saint Pierre – et snober les autres basiliques majeures. Il est 8h, la file est déjà pas mal longue, mais ça avance vite. Et puis on a plutôt belle vue sur l’église même, malgré la moitié de la place en reconstruction/rénovation.

San Pietro

Si j’avais eu un appareil photo digne – rapport au premier post de cette épopée romaine -, j’aurais pu vous montrer un peu l’intérieur, mais les photos sont pas fofolles du coup. Mais oui, c’est ultra impressionnant et tout à l’intérieur a une portée historique énorme. A commencer par les tombeaux des divers papes, la Pietà de Michelangelo et autres décorations à taille surhumaine. Parce que pour le coup, une fois à l’intérieur, on est pas écrasé par l’immensité de la bête, et ce car tout est fait à échelle démesurée : la moindre inscription fait deux mètres de haut, chaque décoration fait trois fois la taille normale, chaque colonne est deux fois plus large que n’importe où ailleurs. Tout est simplement gigantesque.

Sans parler des escaliers pour monter dans la coupole. 5? à pied, 7 ou 8 avec l’ascenseur. Bon on est jeunes et pauvres, donc le choix est vite fait. Mauvaise idée, comme dirait Orelsan. Paye tes 200 marches pour pouvoir voir un morceau de basilique par le haut, et vous savez à quel point je suis sportif. La vue est évidemment superbe, mais je vais avoir deux mots à dire au boss de Fresh Burritos pour avoir ouvert si près de chez moi.

From the dome

Donc déjà là on se dit, cool la coupole quoi, mais bon 5 boules, c’est un peu too much. Mais en fait, c?était juste une étape, genre pour reprendre son souffle – sauf si on a le vertige. En fait, il reste plus de 300 marches à gravir, penché entre les couches de murs/plafond le long de la coupole. Honnêtement, celui qui pèse ne serait ce que 10 kg de plus que moi est incapable d’entrer dans le premier couloir. Gros lards et claustrophobes s’abstenir, mais la vue donne sur tout Rome et est encore une fois complétement incroyable. La aussi normalement avec un appareil cool, je te chopais le Colisée, mais la faudra se contenter de la Piazza San Pietro, du Castel San Angelo et de la coupole du Panthéon (en haut, deux tiers à droite, la tache blanche au milieu de la ville).

Piazza San Pietro

On s’octroie au bonne pause gastronomique au ‘Gusto en guise de récompense, parce que bordel les 500 marches après quatre jours à marcher dans la ville, mes mollets disent stop. Repus et à moitié saoul – fraschetti obligent, on prend la direction d’une autre destination phare, la fontaine de Trevi. Moi qui croyait à une petite colonne au milieu d’un bassin plein de pièces, je me retrouve devant un mur de marbre gigantesque et un lac. Plein de pièces.

Il y a des monuments comme ça qui te font fermer ta gueule, et ça devient limite lassant à Rome qu’a chaque coin de rue, tu te prenne un truc qui déchire depuis minimum 500 ans. En fait non, on ne boude pas son plaisir. Mais on est quand même à la cinquième branlée, si on compte les ravioles fourrées à la ricotta dans sa sauce aux tomates cerises, ou en comptant l’espadon à la pistache.

Food porn

Trevi

Du coup je vais passer sur le Panthéon et sa coupole de 48m, la Piazza Spagna et son triple escalier Montmartre-style, la Piazza Navona et sa fontaine magistrale encore une fois. Parce que trop de folie tue la folie.

Je vais donc clôturer ma trilogie par une photo de la ville, prise à Pincio dans un coin des jardins de la Villa Borghese, qui contraste radicalement avec toute l’effervescence romaine et sa complexité. Quelque chose de simple, un parc, une vue et un coucher de soleil. Pour rappeler le coté romantique de l’Italie. Ou de la Chapelle Fistine. Au choix.

Pincio