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J’avoue, je ne connaissais pas du tout The Elijah. Ni leur premier album, ni même le nom, à part en référence à l’acteur du Seigneur des Anneaux. Mais en grand fan de DSHS et aux demandes incessantes d’un ami, je me suis forcé à creuser un peu plus.  I Loved, I Hated, I Destroyed, I Created vient de sortir, ça tombe bien.

« In Misery » annonce la couleur tout de suite, une intro ambiante avant de dérouler sur un riff très lent et magistral, à l’image finalement de tout l’album. Les harmonies par la voix claire font mouche et on se laisse très vite porter (ou écraser au choix) par la beauté et la puissance du titre.

C’est ce sentiment dans lequel on va se retrouver durant la plupart des titres, partagé entre un optimisme latent, la beauté des accords et des harmonies, et une mélancolie à couper au couteau, comme une mort, paisible, mais inévitable. « I Loved » et « In Regret » en sont les images parfaites, grâce notamment aux voies angéliques, au piano et aux multiples couches de violons. Dans le même registre, « I Destroyed » apporte peut être en plus un bel échange entre la voix claire et la voix hurlée.

Et puis il y a le reste. Des morceaux comme « I Hated » ou « In Death », qu’on ne va pas dire ratés, mais d’une monotonie qui contraste radicalement avec les diverses montées en puissance des autres titres. Une monotonie surement due au manque de recherche dans le son des arrangement, qui deviennent vite lourds et répétitifs voire horripilants. Même si c’est ce qui rend l’ensemble puissant, ils noient littéralement l’ensemble de l’album pour le rendre rapidement indigeste.  En plus, les anglais en ajoutent une couche avec des interludes sans intérêt à mon gout, si ce n’est pour la construction du concept album, n’apportant rien de plus qu’une ambiance de violons et de samples, alors que l’opus en est déjà gavé. Dommage.

Finalement, à moins d’être un grand fan du genre, je vous conseillerai de vous contenter des titres comme « In Misery », « I Loved » et « In Regret ». Qui sont de très bons morceaux, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Juste dommage que ce soient les seuls à vraiment sortir du lot.

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