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Je reconnais que je râle beaucoup parce qu’on joue pas des masses des masses avec les Branson.

En espérant que ça s’améliore quand on sortira l’album. Dans tous les cas, je dois aussi reconnaitre que quand on fait une date, on se fout pas de ma gueule : Moving Mountains, The Chariot, Norma Jean, et le petit dernier pas plus tard que mardi dernier, Gallows.

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Les anglais ont débarqué avec leurs rangers (voir ci dessus) et un nouvel album sympa comme tout, chroniqué ici par mes soins. Et donc on s’est incrusté sur l’affiche, salut salut.

Après avoir envoyé le boulet comme on pouvait – avec à mon actif le plus mauvaise fausse note du monde ever, mais c’était la seule -, on a du skippé un peu Feed The Rhino, heure de la bouffe oblige. La légende veut que ça envoie bien aussi, perso je me contenterai de leur album aux trois titres cools. Ca ne sera que justice après tout, les mecs m’ayant particulièrement bien snobé eux aussi, pas de bonjour, et double combo banane pour leur dire au revoir. Genre, ‘salut les mecs, en espérant se revoir sur une date’, accompagné d’un vide intersidéral digne des plus grands westerns.

Et puis arrivent les patrons de la soirée : Gallows. Gros son, grosse ambiance et gros chanteur. Bon il fait deux allers-retours en courant et il est mort mais niveau chant, c’est la guerre quand même. Effectivement, on a perdu la hooliganerie de base du rouquin Carter qui, 3x plus petit que le canadien, nous faisait avoir peur de se prendre une mandale sans même être dans la fosse.

Mais les morceaux enchainent bien, et le gros Wade en impose quand même. On a raté le début parce que fallait remballer le matos, mais on a pu se faire le terrible London Is The Reason et Depravers entre deux baffles. Le temps de les charger et de redescendre, on a pu se faire le rapide True Colours qui a bien amené la guerre dans la fosse, et Vapid Adolescent Blues, le temps de reprendre un morceau de batterie à charger. Quand on m’a dit ensuite que je venais de rater In The Belly Of A Shark, j’ai dit un truc genre « bah mon cul », j’ai posé le matos et je me suis fait la fin de concert : Cross Of Lorraine, et son final qui se prête parfaitement à une fin de set, et le rappel programmé à base de Abandon Ship et de Orchestra Of Wolves – à noter une imitation déplorable du loup dans le morceau et un très mauvais public niveau Wall Of Death.

Quand même bien foutu au final les potes. Alors certes, c’est peut être un peu moins ‘true hardcore’ machin sans Carter – même si le bassiste chauve-tatoué-marceldéguelasse-gras réclame de la bière au roadie en jetant l’eau dans la foule – mais ça envoie ce qu’il faut quand il faut. Et c’est bien là le principal.

Setlist:

1. Misery
2. Everybody Loves You (When You’re Dead)
3. Mondo Chaos
4. Last June
5. Outsider Art
6. London is the Reason
7. Depravers
8. Odessa
9. Death Voices
10. True Colours
11. Vapid Adolescent Blues
12. In the Belly of a Shark
13. Cross of Lorraine
14. Abandon Ship
15. Orchestra of Wolves

© photos William Soragna