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Pour la première partie de la review du Groezrock, c’est par là -> ici.

Voilà un gros morceau. Ce pour quoi il fallait snober la moitié de Such Gold.

Architects.

Je crois que la dernière fois que je les ai vus, c’est justement ici au Groezrock. Le show même où je me suis retrouvé prisonnier d’un circle pit, encerclé comme un con sur Numbers Count For Nothing. Autant dire que la barre était vraiment élevée. Apparemment, ça ne leur fait pas peur.

Ils arrivent sur scène sur Devil’s Island, premier single de leur album à venir. Et autant dire que la couleur est annoncée direct : le son est ultra massif (enfin) et je n’ai qu’une envie, celle de choper la gueule d’un mec et de la faire racler contre la scène. Ca enchaine avec Early Grave et le fameux Numbers Count For Nothing, et ce coup ci j’ai bien pris soin de ne pas être à proximité des frogs et du pit. Pas un pet de coté, c’est branlée sur branlée. Même lorsqu’ils passent sur les morceaux de The Here and Now, ça envoie sa race et l’échange voix saturée / voix claire parfaitement exécuté devrait donner à Sam Carter le titre de meilleur frontman 2012. Le mec en impose quoi. Du coup, quand on repart sur These Colours Don’t Run et Follow The Water en guise de final, tu fermes bien ta gueule et tu t’en prends plein la gueule, justement. Petit bémol, pas de morceaux de Ruin, ni To The Death, et en plus c’est le dernier show d’un des guitaristes, #tristesse. Mais c’est compensé par les influences de leur dernière tournée aux cotés de Stray From The Path : on a le droit à quelques « blegh! » bien sentis sur les passages clé. Autant dire que niveau savatage, on a pris cher.

On a une demi heure pour se remettre de nos émotions, puisque le groupe suivant à voir est sur la même scène. Encore un gros morceau, comme je parle de The Bronx – que je connaissais pas encore il y a un an, mais on m’a vite remis les pendules à l’heure pour mon plus grand bien. Après un break mariachi, le quintet de Los Angeles est en Belgique et démarre fort avec Knifeman, et on peut apprécier un chanteur hyper charismatique, possédé, qui finira par demander le Groezrock en mariage, pas moins. On navigue à 200 à l’heure entre les différents albums, de Inveigh, Shitty Future, White Tar, l’énorme Heart Attack American et Six Days A Week. Vraiment à voir, avec un backdrop de King Kong aux yeux qui clignotent. Je ne remercierai jamais assez l’asticot qui m’a dit « T’as arreté le punk à Rancid, t’aurais dû pousser jusqu’à The Bronx« . Mortel les potes.

On monte encore en puissance, le suivant sur la liste n’est pas moins que Thrice, pour leur dernier concert en Europe à peu de choses près. Je peux vous dire qu’à peine Good Riddance fini sur la Main Stage, je commençais mon sitting au pied de la scène. Les lumières s’éteignent, Dustin et sa clique monte et parte avec Yellow Belly et la perfection du son et de l?exécution met tout le monde d’accord : le show est énorme. On enchaîne avec Image Of The Invincible et son leitmotiv repris par un public chaud bouillant, moi le premier. L’avalanche de tubes continue par The Artist In The Ambulance, The Weight et In Exile, et on se demande à quel moment on va avoir un peu de répit après autant de claques magistrales dans la gueule. Le problème, c’est que ça enchaîne avec Promises, LE titre de leur dernier album. Puis par les tubes de l’ancien temps, Phoenix Ignition, Deadbolt et Stare At The Sun. Quand arrive The Earth Will Shake, je reconnais avoir été à deux doigts de lâcher la larmichette. Tout est surpuissant, une présence scénique incroyable, pas un coup à coté, Kensrue a vraiment le don pour te scotcher sur place. Le final par Anthology (qu’on aurait passé à coté puisque dixième piste du dernier album) finit de tous nous enterrer par sa beauté brute.
Sans pour autant avoir été ultra fan auparavant, il faut avouer que je n’écoute plus qu’eux depuis que je suis rentré et que leur set a tout de suite pris la 3ème place des meilleurs shows ever de toute ma life. Enormité, perfection, sublime, les mots me manquent pour décrire l’événement.

http://www.youtube.com/watch?v=y4ZjPbpWeVw

Une telle branlée creuse, on se chope des bricoles à manger, on se pose de loin pour prendre la température chez Terror, ça envoie aussi, mais je suis toujours sous le coup de l’émotion. Donc on se pose dans l’herbe, en profite pour vanner Simple Plan et son public qui apparemment n’a jamais entendu parler de la tête d’affiche, et ça se finit par des faux tatouages sur les phalanges.

I NEED BIG BOOBS

Comme on veut rien rater du dernier groupe – qui compte à 40% dans le pourquoi je suis ici -, on s’inflige une partie de Simple Plan donc, où on a droit à tous les tubes, Welcome To My Life, le monstrueux Jet Lag et le retour aux sources I’d Do Anything. A peine le temps pour les canadiens de dire au revoir qu’un sample pas anodin commence, tout le temps de changement de plateau. Quand les lumières s’éteignent pour une dernière fois et que ce drapeau tombe, c’est l’euphorie générale.

OMGWTFBBQ

Une photo publiée par @dw19ht le

Refused quoi. Putain de sa mère. Je crois que pour Thrice j’avais encore un peu de vocabulaire mais là non. Ce mec génial a eu l’idée de (presque) tout filmer, donc je vous dis juste de regarder. C’est juste… pfiou. Tu peux encore te manger une mandale musicale à l’époque de Sexion d’Assaut et de René La Taupe. Refused, merci. Plus gros pogo/pit que j’aurai jamais vu sur New Noise, de la scène jusqu’à la balance, et la tente est grande.

Voilà. Folie du festival. La playlist de mon Groezrock est (avec un gros trou niveau Architects, WTF Spotify ?), et merci à tout ceux à qui j’ai piqué les photos et les vidéos. Parce que comme un con, j’ai pris ni caméra ni appareil photo, et j’ai activé le remplissage automatique de l’espace restant sur l’iPhone, donc tout ce qui est prise de quoi que soit, dans le cul lulu. J’ai pris des photos avec mes doigts du coup, parait que c’est une des meilleures façon de se souvenir d’un instant; en espérant que mon cerveau ait encore une capacité avoisinant les milliards de To, parce que hors de question que je mette ce fest en archive.