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Ce weekend, c’était Groezrock, courtesy of my wife. Le troisième à mon actif, je commence à avoir mes petits automatismes.

Premier arrêt, la Etnies Stage pour Junius, qu’on m’a vendu comme les nouveaux Deftones. Ambitieux. Trop ambitieux. L’ensemble devait sonner lourd et lent, sauf que l’ingéson n’a pas dû s’être remis de la cuite de la veille. Au lieu de ça, des samples de voix omniprésents sont bien trop forts et rendent leur set d’une monotonie à en crever. On est encore bien loin de leurs idoles californiennes. La seule chose qui m’aura fait rester jusqu’à la troisième chanson, c’est les pieds de cymbales qui sont tous tombés, un par un, sous la frappe pourtant mollassonne du batteur.

On se rabat alors sur un groupe de stoner norvégien, Wolves Like Us. Déjà vachement mieux, le son est pas fou encore mais on va y arriver. Le batteur orne une magnifique chemise à carreaux de bûcheron sans manches, qui me fera oublier qu’il était pas spécialement hyper carré. Le reste du groupe entre Cancer Bats et Alexisonfire envoie pas mal et une disposition bizarre met le chanteur-guitariste tout à droite de la scène. Au moins ça laisse de la place au bassiste qui headbangue comme sur une date de Sepultura en 1994.

On passe rapidement sur la Main Stage, appelé par un fort gros riff néometal de Billy The Kill. Apparemment, c’était tout ce qu’ils avaient à proposer et on est vite parti rejoindre la team Musha, accompagnée d’un Guy Fawkes qui nous envoyait des bras d’honneur gracieux du haut de la tente Monster.

Team Musha

Show suivant, Make Do & Mend. Comme prévu, rien de transcendant et plus ou moins exactement ce qu’on attendait d’eux. Ils auraient peut-être mérité que je me penche un peu plus sur leurs efforts avant d’aller les voir, histoire de reconnaitre les morceaux et pouvoir chanter les tubes. L’ambiance commence à prendre, et le combo du Massachusetts fait le job. Mais il faut reconnaître que le manque de claques commence à se faire ressentir : à ce moment de la journée la première fois, Misery Signals avoinait sa race, et l’année dernière on était six pieds sous terre après le show d’Acacia Strain.

Le temps de croiser les Goth-Busters et on se dirige vers la scène Impericon pour The Dangerous Summer, le premier groupe que je ne voulais pas rater. La tente est bien vide quand ça commence à jouer mais se remplira (heureusement) durant leur set. Tous les morceaux sont là, des singles du dernier album – War Paint, No One’s Gonna Need You More – jusqu’aux classiques du premier – Where I Want To Be et un Permanent Rain repris en ch?ur par la foule. Le live est comme le CD, la recette est bonne mais on a quand même l’impression d’écouter 10x le même morceau. Heureusement que le groupe se donne, malgré l’embonpoint et un batteur sosie de Vincent Glad – de là où j’étais -, ce qui fait de The Dangerous Summer le premier groupe à ne pas me faire regretter d’être venu.

On chope des frites et des hamburgers veggies – jamais un jour j’aurais imaginé manger un HAMBURGER VÉGÉTARIEN, c’est l’improbabilité de la nourriture – et part digérer ça devant Motion City Soundtrack. Encore une fois, sympatoche mais pas fou. On arrive à tenir jusque When You’re Around, histoire de se faire quelques souvenirs mais ça devient vite relou et c’est mou du genou sur scène. Le public ne s’y trompe pas et ne bouge pas des masses non plus.

Du coup, on se dit qu’on va aller mettre quelques savates sur Your Demise. Ca commence patate et à l’ancienne avec Burnt Tongues, avant de faire exploser le Groezrock sur Shine On. Ca lève les mains, le 2-step est de sortie et le pit se remplit instantanément de marcels et de casquettes plates. S’il y avait un pit en mode survival ce dimanche, c’était celui là. « stay true ». Le mec de Terror viendra tailler le bout de gras sur un morceau, avant que les anglais ne finissent par leur tube The Kids We Used To Be, que le chanteur se permettra de laisser au public.

Rapide tour chez Such Gold, et je suis hyper bien tombé, pile pour Gutrot qui est LE seul morceau que je connaisse vraiment du combo de Rochester. Ca sonnait super cool et je serais bien resté un peu plus, mais il fallait que je book mes places pour le prochain groupe sur l’Impericon Stage. Parce qu’à partir de maintenant, ça rigole plus et on va enfin voir ce pour quoi il était inévitable de faire le déplacement dans la campagne flamande cette année.

Pour la seconde partie de la review du Groezrock, c’est par là -> ici.