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J’avais dit que j’en reparlerai, me voilà. Et puis ça sort aujourd’hui sur leur bandcamp. Donc, pas d’excuse, je m’y colle, et avec plaisir.

gl-raiders

On m’avait glissé à l’oreille qu’ils voulaient se détacher un peu de l’image Cult Of Luna qui leur collait à la peau d’un peu trop près à leur goût. The End Of Bravery était sorti un peu plus tôt dans l’année, ça annonçait particulièrement bien le changement opéré, avec des parites de batterie dépassant les 120bpm et cette fin au choeur fraternisant – faudrait que j’en apprenne les paroles pour leurs prochains sets d’ailleurs.

Du coup, quand The Witching Hour démarre, on a bien compris que c’était fini les envolées de dix minutes, ça savate et prends ça dans les dents. On retrouve toujours l’identité qu’ils s’étaient fait mais le tout bien plus brut de pomme, spontané, rapide et brutal pour mon plus grand plaisir. Medusa Howls With Wolves en est l’exemple parfait, alternant les rythmes appelant à la bagarre avec les touches mélodiques dont eux seuls ont le secret.

Bon, il y a toujours des morceaux un peu à l’ancienne, comme Alone With Everybody, Overhelming Truth ou LVCRFT, mais même ces titres sont plus courts, plus denses et permettent de respirer entre la patate des autres morceaux. Et puis il y a Running With Sharp Scissors qui finit l’EP. Avec ses riffs rock’n’roll sudistes dignes d’ ETID qui aurait eu un enfant avec Underoath, on se laisse embarquer dans un rodéo (à l’image du guitariste dans le teaser) jusqu’à une montée finale rappelant les grandes heures des opus précédents.

Que dire de plus ? Raiders Of The Evil Eye, album de la rentrée. Et pas parce que c’est des copains, mais parce qu’ils le méritent.