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Evil Tiger Vulture Tour

BAM dans la gueule quoi.

J’avais raté les dates à Anvers et Paris, respectivement pour cause d’USA et de Thaïlande, du coup j’ai dû pousser jusque Eindhoven pour enfin voir Norma Jean. Et vu la multiple affiche combo avec The Chariot, Dead & Divine et Admiral’s Arms, je ne pouvais décemment pas louper ça.

Admiral’s Arms ont la dure tâche d’ouvrir et remplit la mission d’une main de maître à base exclusivement de titres de leur album à venir, Chapters Unfold. Après l’entrée en matière des plus efficaces avec Five Minus Four, le groupe enchaîne avec le déjà connu Exposure et I Know How To Define Zero, qui te font comprendre qu’ils ne sont pas sur cette tournée pour rien. We Both Saw That Bear calme un poil les esprits avant de finir par The Park qui prépare définitivement le public à ce qu’il va leur arriver le restant de la soirée.

Dead & Divine enchaîne rapidement et tape fort tout de suite avec Asphyxia Fiends. Apparemment, ils se donnent plus que sur la date parisienne, donc agréablement surpris, surtout qu’à la base ça devait être Stray From The Path. Le tout est hyper carré, super maitrisé, même au chant – ce qui est quand même rare. Entre quelques allers-retours sur les différents albums, le groupe chauffe définitivement la salle avec sa cover de Lotion de Deftones, avant de faire venir Stephen Harrison des Chariot pour un featuring sur Carcinoma histoire de mettre le bordel à sa façon, dans le public. Un final par It Sleeps In Bliss, et les canadiens laissent un public enfin prêt à affronter le chaos.

Dans le désordre, The Chariot ont envoyé le paté avec Teach:, Calvin Makenzie et son outro « Alfredo », l’inévitable Back To Back, des lancers de basse dans la foule et/ou à 5m de haut, The City avec Cory de Norma Jean, des interruptions pour nous prévenir que c’était pas The Chariot mais les Who ou les Ramones, Daggers et un final sur And Shot Each Other. D’ailleurs, pendant tout le riff de fin, Josh s’est mis à ranger la batterie au fur et à mesure, tom par tom, cymbale par cymbale, jusqu’à ce que le pauvre batteur finisse par marquer les temps sur le cercle de la caisse claire, puisque c’est tout ce qu’il restait. Cet homme est fou et apparemment c’est lui qui a toutes les idées les plus barrées. Si vous ne les avez jamais vu, rattrapez ce retard au plus vite, c’est une vraie expérience.

Changement de plateau pour Norma Jean, tout au moins pour laisser place à une batterie Truth paillettes ‘champagne’, réglée au poil de cul. Ce coup ci, pas possible d’oublier l’ordre des titres, courtesy of @chodamax :

Best show of 2012 so far

Une photo publiée par @dw19ht le

Pour mon coté matériel et fétichiste, on pouvait pas rêver mieux. Et donc grosse branlée. Pas mal d’anciens morceaux, érection sur Bayonetwork et Dilemmachine – même si j’aurais préféré Vertebraille :(, ça me permet de conforter O’God The Aftermath dans sa première place des albums de mon coeur d’amour 4 ever -, la moitié de Redeemer y passe et seulement les tubes des deux derniers albums, dont Robots 3 Human 0 et The Anthem Of The Angry Brides. Le son déboite, la prestation scénique est certes plus statique que The Chariot mais au moins on comprend ce qu’il se passe, et le batteur envoie les coups de sub toujours au bon moment. Mention spéciale pour le guitariste au look de redneck, casquette et tshirt Atlanta, et à Cory au chant qui en impose vraiment. Genre vraiment. Et puis Memphis Will Be Laid To Rest avec Cory et Josh, je me demande où la folie de la soirée va s’arrêter.

Bref l’affiche répond à toute mes attentes, quoi demander de plus.

On finit dans la rue de la soif d’Eindhoven, le temps d’échanger trois mots avec David Kennedy qui était passé au studio, engloutir un kebab et on reprend finalement la route, avec des acouphènes et des paillettes dans les yeux parce que c’était (un peu) la folie.