• Share on Google+

Devil Sold His Soul avait tapé fort avec Blessed & Cursed, mais c’était début 2010. Dans une époque où le marketing veut qu’on sorte un album tous les ans (quitte à refaire le même album en (beacoup) moins bien), les anglais reviennent avec Empire Of Light, après avoir changé de guitariste et composé depuis plus de deux ans. Conjoncture et fan étant, je suis donc tenté de dire « enfin ».

On commence avec « No Remorse, No Regrets » qui sonne comme le nouvel hymne du groupe, mélangeant à nouveau les longues ambiances et les riffs surpuissants tenus à bout de bras par les cris d’Ed Gibbs. Pas de doute, ils sont revenus et avec tout ce qu’il faut. « A New Legacy » enfonce le clou, accompagné de son refrain à la voix claire et de ses arrangements particulièrement réussis. C’est aussi sur ce titre qu’on se rend compte que cette fameuse voix claire ne fera plus de figuration dans ce groupe mais s’installe définitivement comme une marque de fabrique.

Alors que DSHS nous gratifie de quelques autres pépites ambiantes comme « The Waves And The Seas« ,  les anglais accélèrent le tempo sur des titres comme « VIII » et « Sorrow Plagues« , évitant ainsi de potentiellement tomber dans la déprime. Mais c’était sans compter sur l’enchainement final « Crusader » – « The Verge » – « End Of Days« , 20mn à eux seuls, qui nous plongent dans un torrent d’émotions mélancoliques, belles et tristes à la fois, aboutissant au climax épique sur le dernier riff du CD.

Pour résumer, Empire Of Light pourrait être l’enfant de Cult Of Luna et Explosion In The Sky. Sans en dépasser les maîtres de chaque style, il ouvre une nouvelle lignée dans le post-hardcore/rock/ambient/whatever mélodique.

dshs