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Il y a des groupes comme ça qu’on découvre un peu par hasard et qui te mettent une claque imprévue. C’était le cas pour moi avec Acacia Strain et son Continent, grâce entre autres à « Skynet », « Cthulhu » ou « JFC ». Ils en avaient remis une couche et pas des moindre sur Wormwood, catapulté dans mon hit parade 2010 du beatdown. Et puis le groupe a signé chez Rise Records. Alors, on se demandait un peu ce qu’allait nous pondre le combo du Massachussets.
Death Is The Only Mortal, voilà ce avec quoi ils sont revenus. Autant dire que rien n’a changé, et que la finesse n’est pas subitement devenue leur maître mot : « Our Lady Of Perpetual Sorrow » en figure de proue, qui engage directement sur un riff surement inspiré par un marteau piqueur, pour finir sur un down tempo astronomique d’une lourdeur éléphantesque.

A l’image de « Brain Death », l’ensemble de l’album tourne autour de la mort, du nihilisme, de maladie ou de fin du monde, et bien que ça soit le seul titre à apporter une touche d’espoir dans le refrain, je n’arrive pas à penser à autre chose qu’une foule de personnes enflammées courant dans tous les sens après la chute d’une comète, tombée vers 3?30 dans le morceau. Projet : pas de survivant. Dans le même esprit, « The Mouth Of The River » est la chanson parfaite pour une soundtrack d’apocalypse, les guitares reprendraient alors à merveille les salves de mitraillettes ou une tronçonneuse saccadée à cause de la densité d’une foule de zombies.

Cependant, écrire une chronique sur un album qui, en plus de donner l’impression de n’avoir qu’un seul morceau du début à la fin, est déjà une redite des cinq albums précédents, n’est pas facile si on veut sortir du thème mortuaire. Enfin, on parle bien d’Acacia Strain, donc on s’attendait à retrouver ces caractéristiques pendant 45mn. « House Of Abandon » annoncerait (presque) une pointe de changement, avec une intro plus rapide, des guitares encore plus lourdes, pour finalement finir sur une boucle plus ambiante (dans la mesure où TAS peut être ambiant) relevée au piano.

Au final donc, rien de nouveau. Si vous étiez déjà fan des précédents opus, aucune raison que Death Is The Only Mortal ne vous déçoive. A l’inverse, aucune chance pour que vous soyez conquis si vous n’aviez pas accroché. Sauf s’il vous faut trouver la motivation pour mettre des droites à quelqu’un.

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