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Maintenant qu’on est frais et dispos, on peut découvrir Chiang Mai, deuxième ville du pays.
On soupçonne le guide de vouloir augmenter son pourcentage de commission, parce qu’on a le droit à tous les magasins d’artisanat de la région. Pour vous faire un récapitulatif rapide :

  • les bijoux coûtent la peau du cul, même si la façon dont ils bossent la jade sur un atelier de 80cm de large est impressionnante.
  • on sait à présent comment être sûr que les éléphants en laque sont des vrais : si ça prend feu c’est que c’est de la merde, si l’or vous reste dans la main c’est que c’est du bon. Reste à savoir si vous prenez le risque de devoir en payer deux.
  • c’est fou ce qu’on peut réaliser avec un tronc d’arbre et un burin, genre canapé en teck une seule pièce avec un dossier sculpté en forme de jungle à éléphants.
  • j’ai résisté à acheter un portefeuille en peau de croco, alors qu’il puait la classe et aurait ruiné quelques poches de pantalon avant même d’avoir une égratignure. Schwarzy aurait été fier, les crocodiles ne sont bons qu’en sacs à main.
  • les ombrelles sont vraiment kitsch, particulièrement avec des couchers de soleil ou des dragons dessinés. Je reste chaud juste pour celles sur les cocktails.
  • la soie thaïe a de la gueule mais la mode thaïe a trente ans de retard. À moins que les années 80 reviennent en force aussi ici. Respect tout de même aux petites mains qui ont confectionné tout le stock à l’ancienne et sans machine électrique.

Rollin

On profite ensuite de la fraîcheur de la Thaïlande du nord en soirée pour visiter un énième temple, celui-ci ayant tout de même la particularité d’avoir été construit dans la montagne, avec quelques quatre cents marches à monter. Paraît même que la statue de Bouddha là haut ait été montée à dos d’éléphant blanc, expliquant pourquoi toutes les bêtes représentées sont peintes de cette couleur. Ou sont en plâtre Mako.

L’esplanade nous donne une superbe vue sur le brouillard, au lieu de sa soit disante vue imprenable sur la vallée de Chiang Mai. Vu le soleil et le ciel bleu permanent, ça sent un peu l’arnaque et je soupçonne qu’aucun moine n’ait jamais vu autre chose qu’un nuage de pollution et des vagues de chaleur. Excusez moi, mais à force de passer en revue tous les lieux historiques du pays, on commence à devenir exigeant.  En plus ces enflures ne veulent pas prendre de photos avec moi, et me mettent des bananes à chaque demande, sans même m’expliquer pourquoi et en faisant passer ça sous le voeu de silence. À part ça, le temple est évidemment magnifique, tant au niveau des dorures que des sculptures.

Wat Phrathat Doi Suthep

Reste à vous parler du dîner spectacle. Et quel spectacle. Après un énorme cocktail servi dans un ananas et de la peau de porc frite – ça a le goût de pop-corn, c’est pas mal -, des danseuses en habits traditionnels envahissent la pièce, accompagnées d’un flûtiste fou, un mini gong et d’une sitar. Sympatoche mais pas fou. Là où le show prend de l’ampleur, c’est quand deux mecs se mettent à jouer des cymbales et un tambour géant, tout en faisant des cabrioles en slip, dans ce genre là (ça s’emballe vers 0:25) :

J’adore. Quand le mec aux cymbales passe derrière et claque la pirouette à travers le tambour, j’adore. La Thaïlande n’a pas fini de nous surprendre finalement.

Mai Thai