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Karl Schubach a pris son mal en patience pendant le hiatus de Misery Signals, ce qui lui a permis d’écrire et composer un album à lui seul, armé d’une huit cordes et d’un logiciel de batterie (qui ne sonne pourtant pas fake). Sous le nom de Solace, il nous délivre Call & Response.
Alors que « Trinity », en guise d’introduction, semble nous mettre tout de suite au parfum d’un hardcore moderne à la mode, « Naive » prend tout le monde à contrepied et nous démontre que Call & Response sera bien plus qu’un catalogue de moshparts, bluffant de simplicité tant dans les ambiances que les breakdowns. Des atouts qu’on retrouvera tout le long de l’album, particulièrement sur « Judgement Night » et « Call & Response » qui alternent et mélangent à la perfection les deux genres de deux façons différentes.
Petit bémol s’il en est vraiment, il paraît que Jonathan Vigil – frontman de The Ghost Inside – vient donner la réponse à Schubach sur « Our Father ». Alléchant sur le papier. Pourtant, en grand fan de l’un et de l’autre, j’ai été incapable de savoir qui était qui, tellement leurs prestations sont proches. Le titre reste néanmoins un des hits de l’album.
A mi chemin entre la complexité mélodique de Misery Signals et les breakdowns djent d’un Volumes, Solace a prouvé qu’il avait tout d’un grand, alors que ce n’est que son premier album et au fond rien de plus qu’un side-project. Bluffant. Je crois l’avoir déjà dit. Call & Response fait définitivement partie des albums à inclure dans vos top 10.

solace