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On s’est octroyé une petite virée dans les vignobles bordelais avec Branson Hollis. C’était le weekend dernier, on a bien joué, on s’est bien marré, bien bouffé, bien bu et bien pris des coups de soleils. Je vais tenter de raconter ça sans trop rien oublier, c’est pas gagné.

L’objectif principal (vous comprendrez bien vite pourquoi je le fais remarquer) était d’assurer deux dates : une à Bordeaux, la deuxième sur le Bassin d’Arcachon. Accompagnés pour le coup par un groupe du coin, My Heroine, qui a eu la charmante idée de nous inviter. Bien merci à eux.

flyerBordeaux

Après quelques 8h de route dans le van – à tenter de dormir en étant réveillé par un morceau chelou de sirtaki de Queens Of The Stone Age, sous 35°, avec des mecs qui se foutent de la gueule de ceux qui bossent, coincés dans les bouchons – on arrive en terre girondine. On installe le matos, balance, traîne dans les environs de la Victoire, passe devant un shop avec un hoverboard en vitrine, enfin normal quoi.

Jusqu’à ce que la faim se fasse sentir, et qu’on se sente obligé de laisser de coté la salade piémontaise de la salle et de se rabattre vers quelque chose de plus consistant. En l’occurence, le shop hoverboard est bien plus qu’une épicerie lamba, c’est Kelly’s :  un resto de burger full importé des US, donc à base de Dr Pepper, Mountain Dew, burgers d’enculé au ketchup maison et de donuts.

On peut même acheter des Reeses, la déco est complétement mi-chillance années 90 grâce aux photos géantes du Prince de Bel Air ou de Dawson, mi- clichés de vie américaine avec des matchs de hockey sur glace à la TV et un gros The Throne blast pendant qu’on dévore nos burgers. Je ne sais plus quelle chaîne avait pour slogan « Pour un bon burger, il faut au moins deux serviettes » (ou quelque chose du genre), mais le nombre de serviettes souillées démontrent à elles seules le niveau de folie de ce repas.

Kellys

Revenons en à nos moutons. C’est gras et lourds qu’on retourne à la salle, juste à temps pour voir le chanteur/guitariste du premier groupe se la jouer rockstar et sauter à pieds joints sur ma batterie, et donc juste à temps pour lui rappeler que quand on te prête du matos, tu fais pas ton fils de pute à le ruiner, d’autant plus sur un riff de merde. Le temps de regarder trois morceaux (dont un bon pin de batterie) d’Holding Sand qui remonte le niveau – et a plus de respect pour le matériel qu’on leur prête #JDCJDR – et on part se chauffer pour envoyer le boulard. Seules les personnes présentes peuvent dire comment on était – si certaines me lisent, feel free to comment. Mon copain catcheur que j’avais rencontré ici même à l’Heretic lors de mon passage avec FDS m’a dit que c’était cool, lui. My Heroine boucle la soirée et c’est assez démolis qu’on rejoint notre point de chute.

Forcément, c’eut été trop simple, les voisins font une méga bamboula et balance un gros Michel Sardou et/ou équivalents à blinde, si bien qu’on pourrait croire que ça vient de chez nous. Pour remettre dans le contexte, on approche 4h du matin là. Le voisin du dessous remet les choses en place et on peut enfin faire un break.

On se réveille le lendemain avec une bonne odeur de café et de donuts, courtesy of Pierre Yves aka Pyves (ou Ch’Pyvzz à la chti), avant de partir découvrir les environs, rue St James, place des Quiconces, les quais, le miroir d’eau et tutti quanti, le tout commenté par la femme de notre hôte, Paaaaaaioooooeuliiineuuuaaaa (très difficile d’écrire l’horrible accent du sud avec lequel on les a saoulé tout le weekend). Une Bombardier en terrasse et une photo souvenir après, on prend la route pour la salle.

CHPYVS

Je passe sur le show en lui même qui était cool aussi (juste un peu différent de ce qu’il aurait dû être, type « pas de son pour moi et passe ton concert à faire semblant ») et puis aussi parce que c’est redite par rapport à la veille. Je sais pas comment je vais écrire des reports quand on sera en tournée, sans dire 20x la même chose. Quoi que.

Là par exemple, on a trouvé une corne de brume, mode stade Bollaert. Autant dire que les cyclistes et les passants ont pris cher sur la route, surtout vu notre taux d’alcoolémie – mais on a le droit, on joue pas le lendemain. On m’a aussi fait découvrir ce tumblr, qui m’a fait perdre quelques neurones et m’a autant fait flipper que marrer, alors que quelques autres reprenaient du Britney Spears avec un ukulélé ou envoyaient du #umademytweet à foison (en tout cas, ce qui était twittable).

Dernière étape de notre périple, une fois dessaoulés, la dune du Pyla. Putain, j’avais pas souvenir que c’était aussi chaud cacao de la monter. Mais on l’aura fait. Et dévalé avec plongeons dignes de Louganis ou une démarche façon course de pneu. Dire que pendant ce temps on aurait pu aller déguster un petit bordeaux de derrière les fagots. Non, il fallait compter sur la rencontre de super-héros : ils ont réussi à se baigner, bravo, moi je suis habitué aux mers de luxe. #instantsnob.

De gauche à droite : Super-Avocado, Super-Juif ou Super-Binocles (selon si vous avez la conception du « on peut rire de tout » ou pas) et Super-Saumon.

Superheros #superavocado #superbinocle #supersaumon

Une photo publiée par @dw19ht le

C’est pour toutes ces raisons que j’ai précisé que l’objectif de base était de faire deux bonnes dates. J’ai réussi à rattraper mon retard en une nuit (enfin de 22h à midi le lendemain). Mais ça méritait bien de sacrifier un peu de sommeil contre ces kilomètres.

Ca m’avait sacrément manqué.