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Si vous avez envie de rouler des épaules et des poignets, The Pale Horse est là pour vous. La couleur est annoncée dès le premier morceau, chopez votre batte des Tigers de Detroit et aller jouer les tough guys. Ca va pitter sec et quelques marcels devraient frétiller Rien à voir avec leur label et la flopée de Rise Re-core-ds bands, The Pale Horse est bien l’album le plus puissant et hargneux du label depuis… le premier album de Legend.

Diagnosis:Doom qui ouvre l’album ferait une super bande son pour le trailer d’un Terminator, avec un petit coté industriel sur l’intro avant que Schwarzy ne sorte la sulfateuse. Circle Of Friends confirment tout de suite ce qu’on attendait de Legend, à savoir un gros défouloir à base de moshparts et beatdowns. Chad Ruhlig, ex frontman des For The Fallen Dreams mène la troupe d’une main de maitre et rend les morceaux encore plus brutaux, s’il y avait besoin de préciser. Obey et Proven apparaissent comme un accouplement entre Emmure et The Acacia Strain, beatdowns puissants et des paroles à scander à bout de souffle pendant un show. Les trois titres les plus complets et par extension, les meilleurs de l’album.

Les (trop) rares passages malsains et ambiants ne permettent pas de sortir la tête de l’eau, à l’image de toute la galette : tout à fond. Numbers ou Shadow Stalker et son avalanche de double grosse caisse ne feront pas changer la tendance, malgré les apparitions respectivement de Myke Terry (ex-Bury Your Dead) et Caleb Shomo (Attack Attack !).

Pour faire simple, ça envoie le bois du début à la fin, un peu comme une moshpart d’une demi-heure. Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose, mais au fond cet album n’a rien de bien original. C’est certes très efficace mais malheureusement vite lassant. Si Valediction tâtait le terrain et ressemblait à une vulgaire part de pâtes bolognaises Lidl, The Pale Horse reprend les mêmes ingrédients et nous en fait des lasagnes Carrefour. C’est meilleur, un peu plus complexe, mais ça ne reste que des pâtes à la sauce tomate.

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