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Tiens, un nouvel album d’Emmure. Je retrouve mes gants de boxe, mets un short et une casquette et on s’écoute ce Speaker Of The Dead.

Quatrième album en quatre ans, Emmure n’a visiblement pas de problème d’inspiration. Pourtant on se demande si ce n’est finalement pas une chanson de 40mn qu’on va écouter plutôt que quinze titres distincts. Après une intro de cinq secondes, on sait que ça va cogner et que les marcels vont trembler. Les américains sortent le gros son, les guitares sont lourdes à souhait et même si je ne suis pas personnellement fan du son de batterie, il sert très bien l’ensemble des compos. Mais visiblement, un son de porc ne suffit pas.

Alors oui, ça sent le sang et la sueur du pit à plein nez, pour ça pas de souci, les fans ne seront pas déçus. Mais tout ça m’a l’air bien plat et monotone malgré quelques titres qui sortent du lot. Demons With Ryu donne effectivement envie de mettre des Hadoukens à Blanka et le combo enchainé avec Solar Flare Homicide a de quoi faire distribuer une paire de high kicks, avec ou sans chapka léopard. Incontestablement les deux hits de Speaker Of The Dead.

Alors que Bohemian Grove permet de respirer un peu, 4 Poisons 3 Words vient en remettre une couche et ne lésine pas sur les harmonisations à la voix – à l’instar de l’album précédent, pour un refrain fédérateur (ce « I dont need this, I dont need you » devrait faire lever un paquet de mains vers le chanteur). On retrouve l’immanquable chanson plus mélodique (dans la mesure où Emmure peut être mélodique bien sûr) avec Last Words To Rose, qui rappellera ses prédécesseurs (Sleeping Princess In Devil’s Castle ou Chicago’s Finest).

Enfin, le reste de l’album est certes très efficace pour les amateurs du genre, mais finalement assez facile et l’ensemble n’arrive pas à la cheville de Goodbye To The Gallows. Un poil déçu donc, mais honnêtement, est ce qu’on s’attendait beaucoup plus d’Emmure qu’un gros catalogue à moshparts et breakdowns ?

emmure