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Un poil de retard pour ce Rock My dw19ht, mais j’ai pris 3 semaines dans le nez là, sans connexion au milieu du désert australien. Donc retour sur ce qu’il s’est passé niveau sorties d’albums qui m’ont un minimum fait trembler le caleçon depuis ses trois derniers mois.

Volumes – « The Concept Of Dreaming »

volumesJ’étais dans la voiture d’un pote quand c’est arrivé. Une chanson passe et je lâche sans réfléchir un truc du genre ‘Kokché d’tin brin ? Euch’dernier Meshug ? » (oui, on parle tous comme dans Bienvenue chez les Chtis en vrai).

Non c’est pas Meshuggah, mais l’utilisation fort abusive de djents en G# à de quoi induire en erreur. Non c’est bien plus lent, plus ambiant, un poil plus mélodique aussi, la voix un peu plus bourrue. Mais tout aussi « déconstruit », complexe et si tu veux choper un riff à la double grosse caisse, faut se lever tôt. Ses mecs là sont des machines et le mexicain a trop une bonne tête.

En tout cas je sais pas dans quoi les ranger, surement un truc genre math-progressive-ambiant-metal-hardcore. Je vous laisse jeter une oreille à cet EP, en particulier à Wormholes et le titre phare Intake.


Architects – « The Here And Now »

architectsAu risque de m’attirer les foudres puisque tout le monde aime tant détester cet album, moi je l’aime bien. J’avoue que j’avais quelques doutes en écoutant les singles sortir, mais au final ça le fait. Alors oui, ça ressemble beaucoup moins aux Architects qu’on aimait, mais après le monument Hollow Crown, on ne peut décemment pas essayer de refaire un meilleur album.

Incontestablement plus mélodique que son prédécesseur, les anglais ont misé sur la gueule d’ange et la voix de Sam Carter. Et à part quelques dérapages un poil trop néo-metal à mon gout (l’intro de Day In, Day Out et Delete, Rewind dans son ensemble) et les ballades un peu faciles, le virage est plutôt réussi.  Les morceaux couillus comme BTN et The Blues envoient le bois tout en sonnant très différents des albums précédents. Un mix en tout cas bien mieux réussi que la dernière tentative d’ADTR.

Là où ils frappent fort, c’est qu’ils vont réussir à imposer cet album comme une nouvelle référence, sans pour autant nous faire regretter Hollow Crown – à l’inverse de Devil Wears Prada par exemple qui arrive toujours à éclipser l’album précédent à chaque nouvelle sortie. Bon par contre, je me souviens d’un même changement chez Norma Jean, et j’ai un peu peur pour la suite. Finalement la critique est bien résumée par un comment sur Youtube :

ruin: mathcore
hollow crown: metalcore
the here and now: almost post-hardcore

i like the here and now. but please architects, don’t get even softer!

http://www.youtube.com/watch?v=/8H2JaF4KGGo


Glassjaw – « Our Color Green »

glassjawGlassjaw est un de ses groupes que je peux oublier quelques années et brutalement en (re)tomber amoureux en dix secondes. Et puis Worship & Tribute avait ce petit goût d’inachevé depuis 2002. Enfin, les revoilà.

Our Color Green regroupe juste les singles qui circulent depuis, mais merde, quelle claque. En gardant leur style si particulier mélangeant ambiance et cris à fleur de peau, et ce Daryl Palumbo toujours aussi intenable et sa voix incroyable. Dix secondes je vous disais. All Good Junkies Go To Heaven me reste dans la tête depuis bientôt une semaine, je siffle Jesus Glue all day long, je joue l’intégralité de Natural Born Farmer sur mes genoux, je bouge inconsciemment la tête sur Stars et You Think You’re (John Fucking Lennon) et sa reverb sur la caisse claire sur dimensionnée. Je suis tellement à fond que j’écoute en boucle un bootleg au son un peu miteux d’un show du nouvel an.

Chacun de ses titres auraient pu se retrouver sur Worship & Tribute, ça transpire Brooklyn et c’est toujours aussi bon. Rien est à jeter, vivement le full length album.


Decoder – « Decoder »

decoderJe me méfie des « super-bands ». C’est jamais une très grande réussite – notamment Isles & Glaciers. Alors Decoder et l’ex guitariste d’Oceana, ex-batteur de Of Machines, ex-chanteur/keys de VersaEmerge, j’avais des doutes. Mais je leur ai laissé une chance. Et je pense qu’au final j’ai bien fait.

Bon faut aimer les chanteurs qui chante relativement aigu, mais la mélancolie qui ressort des chansons fera oublier son slip trop petit. Un bon petit post-hardcore, entre Emarosa, Thrice, Oceana newgen et un vieux As Cities Burn. Personnellement je décroche assez vite après le 5eme ou 6eme titre, mais ne soyons pas mauvaise langue : Decoder a fait là un bon essai. A transformer sur le prochain album.

Par contre, le première phrase de leur bio, je cite « A band forged with the idea of doing something unique, new, and unheard« , c’est peut être encore un poil ambitieux.