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Commençons avec une anecdote.

On butait tranquillement quelques minotaures ou autres squelettes zombies dans un God Of War, lorsque la playlist enchaîne sur Like A Hobo On A Bison des Butcher’s Rodeo. Mon trophy partner lâche alors (dans les grandes lignes) un « Excellent, avec un bon Every Time I Die, on va bouffer Chronos au petit déj’ “, combo enchaîne avec un “Putain, mais je l’ai pas cet album, il défonce, faudra que tu me le files« .

Que dire de plus ?

Préciser que même si les Bouchers sont un savant de mélange entre hardcore et (surtout) southern rock, cet album n’est pas une vulgaire copie de ce qu’aurait pu faire les américains à la sauce roquefort. J’avoue, l’EP a déjà tourné douze fois le temps que j’écrive ces quelques lignes, et je me sens toujours comme un cowboy au Texas, Red Dead Redemption style, rodéo entre les refrains définitivement entêtants et les passages rentre-dedans et rock’n’roll destinés à la “beugarre”, parce c’est clairement ce qu’ils veulent. Au fusil à canon scié.

« Need To Murder » annonce la couleur et nous offre les même sensations qu’un tour dans le train de la mine, dopées à la moshpart. Le refrain de « Wild Dog » America a ce petit coté sucré, comme la sauce barbecue, « The Funeral Thirst Of A Giant » est simplement une pépite aux allures des défunts A Breach On Heaven , « My Vengeance » et le final « Way Of God » – avec l’apparition d’Hendrick des Admiral’s Arms – sont des leçons de rock’n’roll. Rien n’est à jeter dans cet EP, si ce n’est un son pas exceptionnel, mais pour un premier effort, on ne peut pas leur en vouloir. Juste que j’imagine le même avec un son de porc, ça aurait été vraiment fou.

Voilà, du haut de leur six petits mois d’existence (si je ne m’abuse), ils font déjà pour moi partie des rares groupes français qui tiennent la route. En espérant juste qu’ils arrivent à se démarquer de cette étiquette ETID (je sais, je suis le premier à leur coller) et qu’ils confirment vite tous les espoirs que j’ai pour eux.

Ah, et aussi, la cover défonce.