• Share on Google+

Il fait beau, je sens la brise caresser ma peau à bord de ma Chevrolet sur Pacific Avenue, la planche de surf à l’arrière.

En fait, il pleut des trombes ici à Lille et on se réconforte comme on peut. Et grâce à Living With Lions et leur nouvel opus, je sens le Pacifique à mes pieds. Ca sent quand même le nord du Pacifique, pour le coté un peu mélo des canadiens, qui cherchent bien à se différencier du pop punk de base. Je vous parle pas de parties de pêche à Quiberon, mais bien de sorties entre amis sur Long Island, milkshake à la main.

C’est pour moi exactement l’esprit de Holy Shit, à l’image des puissants Pieces ou Honestly, Honestly, catchy-as-fuck. Pourtant très différent du punk rock écervelé, Living With Lions combine l’énergie et la bonne humeur du style et y apporte une touche de drama sur l’ensemble de l’album, avec des titres comme Maple Drive Is Still Alive ou l’excellent Wake Up et son refrain imparable qui tendent plus vers le coté obscur, dans la veine d’un Fireworks ou d’un Man Overboard.

L’arrivé de Stu Ross (ex-guitariste de Misery Signals) au chant ne décevra pas les fans de la première heure, avec une voix très proche de celle de Matt Postal, même si je trouve l’ensemble un peu monocorde. Ross est très bon dans ce style, certes, mais on aurait aimé un peu plus de diversité dans les lignes de chant. Peut-être le problème de tout l’album : exceptés les titres précédemment cités, le combo s’enlise dans son propre style et tombe un peu dans la facilité, même si je ne parle pas de remplissage.

Sans pour autant révolutionner le genre, Holy Shit signe tout de même de loin la meilleur prestation des canadiens et pourrait très bien être la BO de votre été. Au pire il y aura surement un titre dans le prochain American Pie tellement l’album transpire le soleil et les gobelets rouges.

lwl