• Share on Google+

J’avoue avoir du retard la dessus, un petit trois semaines sur la sortie officielle, plus d’un mois sur le leak que j’avais honteusement téléchargé dès qu’il est apparu dans mon Netvibes. Pour ma décharge, l’album devrait arriver incessamment sous peu dans ma boîte aux lettres. Parce que Downtown Moutain Battle II signe le vrai retour de Dance Gavin Dance à mon goût. Line up originel, avec l’incroyable voix de Jonny Craig. Et en fan déchu depuis qu’il avait quitté le groupe, j’avais vraiment hâte de retrouver le groupe qui m’avait mis une grosse claque en 2007. Souvenez-vous, And I Told Them I Invented Times New Roman ou Lemon Meringue Tie.

Donc impatience en découvrant le nouvel opus. Et la première surprise viendra du chant de John Mess, le screamer attitré du groupe qui a pris de la voix depuis ses dernières tentatives. Bien plus puissantes et surtout plus personnelles, les parties criées rivalisent maintenant avec le chant clair, alors qu’elles étaient complétement bouffées par la présence de Craig ou Kurt Travis (dans une moindre mesure). La deuxième surprise (rien que dans Spooks, le premier titre) vient du rap de Will Swan sur le pont du morceau. En un titre, DGD nous fait comprendre tout le potentiel de l’album.<

Potentiel confirmé par Pounce Bounce et The Robot With Human Hair Pt. 2 1/2, sur lesquelles Jonny Craig reprend le dessus, en évitant d’en faire des caisses comme dans Emarosa, comme si John Mess l’empêchait de partir en envolées lyriques.

La complexité des titres, chère au groupe, est bien au rendez-vous et même si on sent un Dance Gavin Dance changé, l’album reste néanmoins dans une suite logique, en piochant tout ce qu’il y avait de bon dans les albums précédents. Ainsi on retrouve les plans un peu spaces et barrés à la Happiness (je pense notamment au break funky de Blue Dream ou à l’abus de pédale WhaWha sur Need Money, tout le talent de songwriting auquel on avait eu droit sur le self-titled (à l’instar de Swan Soup) et surtout le retour de Jonny Craig et son chant implacable qui faisait la force du groupe sur leur premier album, en adoucissant tout le chaos qui envoie le paté derrière.

En tout cas, un album pour ma part très réussi qui devrait réunir tous les fans de DGD, avec tout ce qu’il fait leur force : brasser, déstructurer, mélanger, reconstruire, émouvoir.

Et non, je me résigne à ne pas faire de mauvaise blague à base d’ordinateur ou de cure de désintox. Mais sachez que même la version deluxe n’inclus pas de MacBook. Damn me.