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Ouais, encore un film. Et encore sur du rock’n’roll. Mais pas n’importe qui. Depuis qu’on a mis la main sur un rip, c’est l’euphorie. On est passé à deux doigts de le regarder en suédois, avant de trouver une version en moins bonne qualité, mais en VOST. A l’honneur aujourd’hui, le grand, le maitre, je nomme Lemmy.

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Lemmy Kilmister, chanteur bassiste de Motörhead de son état, qui, si le titre de roi du R&R peut être partagé, est bien le roi du cool. Je veux dire, il y a pas à chier, chapeau de cowboy, slim et santiags, rouflaquettes et bouteille de Jack. Sur le papier c’est un peu l’homme que je rêve d’être quoi. Même Hank Moody arrive pas au niveau de Lemmy.

L’incarnation du rock. Une vie passée sous speed rincé au whisky-coke, à jouer Ace Of Spades et Overkill sur des scènes gigantesques. Le tout entrecoupé de millions de clopes, de machines à sous et d’une centaine de conquêtes. Et comme il dit, au fond ça fait pas tant que ça, à peine deux par an.

Le genre de mec qui ne se cache derrière rien, qui ne fake rien, 100% authentique. Lemmy vit le rock et pas seulement, je veux dire ce mec était déjà là que le rock n’existait pas. C’est grâce à des mecs comme lui, son attitude, sa nonchalance, son esprit, en puisant dans Little Richards et Chuck Berry que le rock et autre heavy metal existent. Pour faire simple, je le considère comme un des père du Rock&Roll. Dans tous les cas, au moins son icône.

SHORTS

Bon certes, il a une collection un peu douteuse d’objets allemands de la seconde guerre. Moi aussi je la trouve limite. Genre la promenade en tank en uniforme nazi, c’est limite. Mais lui il s’en branle et prête presque pas attention à l’insigne qu’il porte. Comme il dit lui même, si l’armée israélienne avait de beaux uniformes, il les porterait aussi.

Au fond c’est un peu ça, il vit sa vie comme ça lui chante. Dans une moitié de taudis à un bloc de Sunset Blvd, où ne peut pas faire la différence entre la poubelle et le reste des babioles qui traînent littéralement partout, entre paquets de clopes et disques d’or. Et s’il a envie de se faire un bon vieux Snake dans son salon, devant ses dagues japonaises, bah il le fait. Et s’il veut jouer un poker électronique au Rainbow en se balant des whiskys, bah il le fait. Et en short en jean pour rester au frais.

Et cette présence scénique, ce charisme, cette attitude pas calculée, vraie. Une voix incomparable, un son de basse qu’on reconnaitrait entre mille, même avec neuf dixièmes perdus à chaque oreille.

Bref, c’est tout, c’est comme ça, Lemmy est une légende. Que t’aimes ou pas. Comme la Joconde. On te demande pas ton avis, c’est une légende et c’est tout. 49% motherfucker, 51% son of a bitch, 100% cool. Lemmy is rock. Rock is Lemmy.