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Je suis mauvais critique de film. Pourtant j’ai tenté pour Machete, mais j’ai vite supprimé mon draft parce que c’était quand même une belle merde. Mon article je parle, pas le film. Of course.

Mais parce que Aronofsky et Portman m’ont relativement remis les bouliches en place avec ce Black Swan, ça méritait un post. Aussi parce que je suis allé voir Le Lac Des Cygnes il y a même pas trois mois et que ça l’a fait grave. Et puis Tchaïkovski quoi. Et puis merde, il parait que Natalie Portman emballe des meufs. AAAhhhh Natalie.

blackswan

Alors je suis allé voir la bête. Et je ne peux que concéder qu’il mérite ses oscars / festival de Cannes / whatever.

Vincent Cassel est complétement crédible en metteur en scène français – surement dû à l’accent genre français immigré bien intégré – et évidemment Nina, incarnée par Natalie Portman, fragile mais dangereuse, poussée à bout par tous et complétement à fleur de peau tout le long du film. Parce que voilà, ce Lac Des Cygnes ne sera pas qu’un vulgaire Lac Des Cygnes. Pour celui là, le cygne blanc et le cygne noir sont dansés par la même danseuse. Je vous raconte pas la schizophrénie qui en ressort. Et comment ils s’amusent à tenter de nous faire perdre le fil.

Alors non, je ne vais pas entrer dans les détails.

Mais c’est vrai qu’elle se tape des meufs.

Même moi je me suis laissé prendre au jeu, je veux dire par autre chose que les scènes olé olé. A sursauter quand ce diable d’Aronofsky joue la carte du film malsain et même (presque) à frissonner devant la monté en puissance de la danseuse et son inévitable descente en enfer. Presque à en avoir la chair de poule. Enfin de cygne. Oui, elle était facile. Non, je ne vais pas la retirer.

Malgré quelques touches too much – on a bien compris l’analogie entre Nina et le rôle qu’elle joue, les effets chair de cygnes ou autres pieds palmés, je trouve ça un poil too much -, le film crée une superbe analogie avec Le Lac Des Cygnes en lui même, et rend presque accessible au grand public toute la porté dramatique du ballet.

Donc voilà, well done, bravo, pouces en l’air tout ça tout ça. Si vous voulez mater le trailer parce que je vous ai mis l’eau à la bouche (avec un petit bouillon de poule), c’est dans la suite. Sur ce, je vais ranger mon coté féminin et aller boire des bières devant un match de foot. Pour du vrai. Et pas le droit de dire que oui, je suis mauvais en raconteur de film.