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Un peu d’appréhension en découvrant le nouveau tube de Bring Me The Horizon, It Never Ends. Avouons que le précedent opus, Suicide Season avait un peu remué la scène à l’époque. La preuve au Warped Tour, quand BMTH amasse plus de monde que Sum 41 en face et Parkway Drive à coté, les deux réunis. Pas que Sum soit encore en tête des charts, mais quand même, Fat Lips quoi.

Enfin, un peu d’appréhension aussi en attendant la sortie de l’album, parce que ce It Never Ends, il a pas grand chose de révolutionnaire. La suite de The Sadness Will Never End un peu. Les claviers plus en avant. Attention hein, j’ai pas dit que c’était mauvais, loin de là. Juste qu’à priori, ils vont rester sur ce type de chanson là. Enfin, si vous avez déjà écouté The Sadness Will Never End, vous savez de quoi je parle.

Ah, la voilà, la date de la sortie. L’album au nom interminable, si long que je préfeère le copier/coller de iTunes que de le taper en entier, There Is A Hell Believe Me I’ve Seen It, There Is A Heaven Let’s Keep It A Secret. Bon, bah mettons la galette dans le lecteur, on va voir ce qu’il a dans le ventre (je fais genre, mais je l’ai honteusement téléchargé, le temps que le CD arrive des Amériques, parce que pour le trouver en France, mon cul).

bmth

L’album ouvre avec Crucify Me, qui confirme un peu ce à quoi je m’attendais. Bien que ça sonne plus péchu, et heureusement. Le son et la prod sont au rendez vous, et ça sonne sur l’iPhone comme dans la voiture ou la platine.
Oli a toujours une voix très particulière, qui sort des brayous habituels. Les voix de Sonny Moore font un peu bizarres à la première écoute, mais on finit par s’y faire et de rendre compte que ça colle comme il faut. Et la fin, « I am the ocean, I am the sea », les violons, les ch?urs, Lights… Très représentatif du titre et de la cover.
Prometteur.

Anthem porte bien son nom et devrait en faire pitter quelques uns sur les prochaines tournées. Le refrain est tout ce qu’il y a de plus fédérateur, bon tempo de 2-step et beatdown bien placé. Même un petit passage pour faire chanter la foule. Vrai morceau de live pour moi, et aussi le meilleur morceau du CD.
Arrive ensuite le fameux It Never Ends, qui non, n’a pas changé. Mais qui sonne mieux dans le CD qu’en single. Tant mieux. Voilà le clip et Oli Sykes et sa moustache.

Fuck maintenant. Ouais c’est le titre de la chanson. Et là, OK, on retrouve le BMTH qu’on connait. Le guest avec le chanteur de You Me At Six envoie grave, en apportant la touche mélancolique qui fera pleurer ceux qui sont fans du groupe pour leur look. A défaut de faire pleurer les autres, ça reste néanmoins un des meilleurs titres. On peut pas en dire autant de Dont Go, sur lequel je me fais chier et me demande « Pourquoi ce son de batterie ? », ou de Blessed With A Curse, chiant à en crever aussi. Au moins la piste ambiance Memorial est plutôt réussie.

Le reste de l’album repasse un peu à l’ancienne, avec des bons morceaux (Visions ou Alligator Blood, (le titre quoi)) qui devraient envoyer en live mais seront pas mis en avant à mon avis, loin des potentiels tubes cités au dessus.

Bref, en gros, on dirait que la moitié des morceaux auraient pu être sur l’album d’avant, mais finalement en écoutant les deux, je trouve qu’ils sont sacrement différents.
Mais bon, je cherche la petite bête.
Enfin, je fais que dire que c’est pas extraordinaire et pourtant c’est la première chose que je mets en montant dans la voiture en ce moment. Médisant. Cet album a un méchant goût de revenez-y.