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Ca fait un bout de temps qu’il devait sortir celui là, et maintenant que ces garçons sont signés chez des américains, les choses ont l’air d’avancer plus vite. Les Chunk ! No Captain Chunk ! sortent (enfin) leur Something For Nothing. J’ai essayé de le gratter à mon (ex) bassiste qui a fait la cover, mais il l’avait pas non plus. Obligé de se contenter des morceaux en ligne et du clip de In Friends We Trust. Et ça donnait grave envie – pour les amateurs du genre of course, dont je fais partie (au grand dam de Iopi).

c!ncc!

L’album commence avec Born For Adversity qui aura le mérite de faire bouger du monde, moshpart, riff de cowboy et 2-step, tout d’un bon morceau d’ouverture. A noter l’apparition de clavecin juste à la fin qui, dès le premier morceau, nous montre qu’il va falloir écouter tout ça avec une bonne dose de second degré.

Le fameux In Friends We Trust transpire les gobelets rouges, malgré qu’ils soient français, et ça c’est fort. Grâce à une refrain accrocheur, hand claps et sing along, tout l’esprit des C!NCC! est bien repris dans cette chanson. Brothership avant tout. Il y aura ceux qui disent que c’est du happy hardcore, ou que ça sonne comme Four Year Strong. Bon certes, l’influence est palpable, mais quand même, ils vont plus loin que ça et auront réussi à se démarquer de leurs illustres ainés. Et puis le son est bien plus lourd, je sais pas en quoi ils sont accordés, mais c’est pas du E. Je mise même sur un gros A des fagots.

Positiv-O s’avère être une nouvelle version de My Robot Says Yeah! et pose un coté léger avec le clavier techno avant le plus lourd We Fell Fast, dont l’intro me fera penser à coup sûr à celle du premier For The Fallen Dreams. Mais la comparaison s’arrête là, dès que le chant arrive une nouvelle fois contrecarrer les brayous et les mosh parts.

Un peu de neuf avec Time’s Up et Summer Heat, qui apparaissent être les titres les plus joyeux du CD, on arrive à sentir la plage et l’océan qui mouille les pieds. Le guest au chant (désolé, je ne reconnais pas lequel entre Mary Has A Gun, Notimefor ou The Earl Grey), permettra de contraster avec la voix du chanteur des C!NCC! qui fait un peu « canard » à mon gout (no offense, really, je disais ça aussi de Tom DeLonge).

Interlude ensuite avec Alex Kidd In Miracle World qui en plus de bien amener le morceau suivant, Sink or Swim – mais il est passé où le clavier à la fin, il était génial -, me fait vraiment envie de ressortir la Master System. On enchaîne avec la nouvelle version de Life qui marchera toujours autant pour mettre l’ambiance et raviver des souvenirs aux anciens fans. For All We Know, la chanson acoustique sonne pour le coup très Four Year Strong, surtout grâce aux guests. Légèreté et refrain fédérateur, le morceau pour serrer les meufs est admirablement bien réussi.

Le R&R reprend ses droits sur Captain Blood, pour moi le meilleur titre de la galette. Pas radicalement différent dans la composition que les autres, mais je sais pas, il y a un truc qui fait que je suis à fond sur celle là. Peut être juste le titre. Et ça tombe bien, c’est un des seuls morceau dispo sur Grooveshark.

On finira par MILF et son excellent « I love your nipples, in spite of wrinckles« , même si pour le coup je cautionne vachement moins. Enfin que ça soit #1 des thèmes les plus vus sur les sites de cul, je comprendrais pas. Et enfin XOXO, le petit dernier qui à nouveau montre l’efficacité des parisiens à faire des morceaux qui envoient le bois et qui foutent une bonne grosse patate.

Mon seul petit regret sera qu’entre les morceaux diffusés sur myspace, ceux repris d’anciens EP trois tons en dessous et les lives, il y a plus grand chose de neuf à se mettre sous la dent. Mais ça n’enlève en rien la qualité de l’album, qui se fait comme prévu une bonne place dans le top 2010. Si vous êtes sur Paris cette semaine, foncez les voir avec Four Year Strong le 11 à La Boule Noire et fêtez avec eux leur release party avec Deaf Havana le 13 au Glazart. Deux shows dw19ht certified.