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C’est l’heure de faire un petit point sur les albums qui tournent en boucle cet été. Du gros métal en général, ça a beau être l’été, c’est pas pour autant qu’il faut être gentil. Et un poil de mise en page aussi pour les Rock My DW19HT aussi, c’est cadeau.

The Acacia Strain – « Wormwood »

wormwoodPas de détail, c’est lent et c’est chaotique et c’est violent et c’est complétement 666 cet album. Un son d’enculés et des riffs lourds à en faire passer le BigMac pour de la diététique. The Hills Have Eyes et Ramirez devrait en faire pitter un gros paquet et me donnerait presque envie de passer mes plugs de 6 à 20 en un seul coup. Une rythmique implacable sur Terminated et The Impaler (ce titre représente bien le CD), accordés en je ne sais quelle note satanique, je vais mettre des coups de hâche dans un crâne si ça continue. Et ça continue. Bay Of Pigs sonne comme un argument valide pour racler la tête d’un mec sur du bitume. Et son « Just because you’re breathing, doesn’t mean that you’re alive » ne fera qu’amplifier cette sensation. The Carpathian et Unabomber finissent de vous mettre par terre si vous n’y étiez pas déjà, et on se fait achever par le riff de Tactical Nuke (qui lui aussi porte bien son nom), pendant 5 minutes où le tempo diminue aussi vite que les secondes passent.


Parkway Drive – « Deep Blue »

pwdMon kit album+tshirt+marcel+tongs est sur la route. Les australiens reviennent après leur sacrement bon Horizons qui les a propulsés rois du metalcore. Avec un artwork superbe signé Dan Mumford, le nouvel album ne pouvait qu’envoyer grave. Bien qu’un poil différent et peut être un peu facile, tout le monde est d’accord avec Unrest qui dès le début rappelle les fondations de l’efficacité. 2-step, riff de cowboy et beatdowns, grosse voix méchante et tout, avec un petit « What the fuck have I become ? » qui devrait permettre à certains de se sentir vivant en live. Sleepwalker passe pour le tube qui donne un peu envie de faire du cheval et découper des têtes d’hérétiques à foison. Pas vraiment de temps mort dans l’album, comme d’habitude c’est tout à fond, tant qu’on est presque essoufflé à la fin juste à écouter. Deliver Me me donne exactement ce que j’attendais d’eux, c’est à dire le besoin de taper des gens à coup de barre à mine combo coup de genou dans le nez. Suprême violence aujourd’hui en fait.


Attack Attack ! – « Attack Attack ! »

attackattackLes rois des crabes reviennent, le chanteur en moins et dans un mouvement un peu plus méchant qu’avant. Je veux dire qu’ils ont pris des couilles quoi. La techno est toujours là et toujours aussi bien amenée / bizarre, la preuve avec Shut Your Mouth (100% clubber) ou Sexual Man Chocolate – qui me fera inévitablement penser aux pubs Axe. Les couilles arrivent en force et signent les meilleurs morceaux de l’album : Renob, Nevada, A For Andrew, l’excellent Smokahontas  – qui associe à merveille pour le coup la techno et les brayous -, et AC-130, la chanson de 2mn aussi brutale que son nom l’indique. Bizarrement la meilleure chanson du CD.


Emarosa – « Emarosa »

emarosaComplétement fan de base de la voix de Jonny Craig, je suis obligé d’aimer le nouvel Emarosa. Le morceau qui ouvre, A Toast to the Future Kids!, confirme d’emblée les espérances que je mettais dessus. Assez complexe mais pas trop, des envolées lyriques en veux tu en voilà, des parties de batterie au poil. Tout est propre, travaillé et soigné. Peut-être même un peu trop, car finalement on tourne vite en rond et j’ai du mal à finir l’album. On comprend d’ailleurs pourquoi la première chanson est en premier. Il est bien hein, mais rien qui passera au dessus de The Past Should Stay Dead ou Set It Off Like Napalm. Mais Jonny et sa grande gueule me ferait aimer n’importe quoi.


Fight Fair- « California Kicks »

Fight-Fair-California-KicksMa petite découverte soleil de l’été. Les héritiers des Beach Boys, le surf sous la main, sortent leur premier album, et j’espère qu’il y en aura d’autres. Toute leur musique est concentrée sur leur tshirt : gym, tan, laundry, Fight Fair. 100% axés San Diego et Californie en général, California Girls, Sexyfancymoney ou Wayo Beach vont venir mettre un peu de soleil dans votre vie, peu importe l’heure, le jour, le mois ou la saison. Party Girl est tout simplement l’hymne de tout aspirant californien : « I just cant wait for the weekend, because it gives me a reason, to lose control as we rock’n’roll, all night looooong ». Je sais pas vous, mais je rêve de pouvoir chanter ça un gobelet rouge à la main sur Mission Bay. Allez bam, c’est le clip d’un morceau d’avant, mais ils en ont pas encore de nouveau.


3oh!3 – « Streets Of Gold »

SOG_COVERHistoire de bien faire mes chroniques des plus méchants aux plus gentils, on finira par les représentants du Colorado, 3oh!3. Entre rap, dance et electronique, My First Kiss (en feat avec Ke$ha svp) et Déjà Vu vont cartonner dans les boites US (dans 2 ans minimum en France), alors que House Party va me faire organiser une pool party dans le 62, en scandant tous ensemble les « Fuck the clubs » et « Fuck the DJs » sur fond de clip pour épileptiques. Double Vision et I Know How To Say ensuite suintent de légèreté et de bonne humeur, loin des house parties et ajoutent une nouvelle flèche à l’arc des américains. La fin de l’album est par contre assez nulle, mais bon, il y a déjà pas mal de très bons morceaux là.


Y avait pas mal de trucs, mais bon ça c’est fait. Et Confide est passé tellement en boucle à cause de mes acolytes que faut pas que j’en parle. Bien, mais je le supporte plus. Et le Call The Cops est nul. Je pense que là on est bon. J’ai rien acheté d’autre comme CD aux US. Donc on est bons.