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Bon, je pensais pouvoir m’en passer mais non. Cet album est une putain de tuerie et depuis sa sortie, il a du bien tourner 150x. Rien que sur iTunes. Donc je me dois d’en parler, pour être honnête avec moi même. L’album en question : Returners, de The Ghost Inside. Et c’est de loin l’album de 2010, easy, avec les honneurs, dw19ht certified, tout le bordel.

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On commence tranquille avec Walk Away From The World, envolées lyriques de guitares à faire pleurer un émo, solo de basse, riff de cowboy à la batterie et 2-step. Direct, on comprend le pourquoi du comment du « hardcore mélodique ». Richard Virenque pourra pas faire style avec ce CD.

Tout de suite après, Greater Distance nous rappelle que c’est pas de la musique pour les filles. Et met tout le monde d’accord d’ailleurs. Gros riff méchant, pas de lead qui t’emmène au bout du monde, non là c’est 100% méchant. Genre intro de concert rentre dans le lard. En deux morceaux, on a les deux pendants de cet album que les californiens vont mixer à merveille pendant les neuf titres qui restent. Oui, ils sont californiens, moi aussi ça m’a étonné. Moi qui pensait que les vrais étaient forcément East Coast, je rentre à m’baraque.

Arrive ensuite le maxi combo of the death, Between The Lines + Unspoken + Chrono. Là autant vous dire que je sais pas quoi dire (waouw, bel effort de rédaction). Non mais tout est là, tout est résumé dans ces trois chansons, énergiques, mélodiques, efficaces, intenses et brothership. Les couplets te donnent envie de taper les gens, mais dès que les refrains reviennent, tu peux pas t’empêcher de chanter tous en coeur, avec le sourire et la bonne humeur. En 2004, on se serait pris par les épaules, chantant et sautant, avant de déclarer un gros pogo. Maintenant c’est moshpit et 2-step, mais le principe est là.

La vidéo de Unspoken représente bien tout ça à mon avis, bonne ambiance, piscine, gobelets rouges sur les cymbales et métal.

La tension baisse un peu – vraiment un poil – avec les deux morceaux suivants, avant de reprendre avec The Returner, qui à mon avis, doit foutre un bon bordel en live. Une minute de violence gratuite, tout à fond et une moshpart pour finir. Sobre, simple, efficace, BAM DANS TA GUEULE si t’as toujours pas compris.

L’album se finira sur un Truth & Temper qui est à nouveau un beau concentré de mélodies à fleur de peau – notamment avec l’arrivée des samples et violons – et de hardcore brut et sauvage. Si avec cette phrase je deviens pas chroniqueur aux Inrocks, je suis bon à rien.

Bref, une entrée fracassante dans mon Top10, si ce n’est Top5, et vivement le live à Aarschot début décembre. Avec For The Fallen Dreams et Lower Than Atlantis, c’est prometteur.