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The place to be ce 10 décembre, c’était Aarschot, Belgique. A l’affiche : Lower Than Atlantis, Suffokate, For The Fallen Dreams et The Ghost Inside. L’affiche de l’année plus ou moins, Warped Tour exclu.

TGI-AARSCHOT

Poison My Blood ouvrait (encore), forcément je les ai raté (encore). Je suis arrivé pile au moment où ils disaient « merci, à bientot ». Coup classique.

Lower Than Atlantis aurait pu être très bien si l’ingéson avait été bon et s’ils avaient joué devant leur public. Parce que visiblement, on ne peut pas aimer le hardcore mélodique et le punk londonien à la fois, les malheureux sont partis presque en se faisant huer, alors que tous les bons morceaux étaient là, et ma foi bien exécutés. Les gens sont vraiment pas ouverts d’esprit des fois. Enfin, disons que la tendance n’est pas à un retour du grunge. Mais leur merch est so awesome, ils méritaient mieux que cet accueil.

LTA-SUSANBOYLE

Bon Suffokate on s’en foutait un peu, donc on s’est décidé à affronter le froid pour aller chercher de la thune, histoire d’acheter un peu de merch et de ruiner mes chaussures dans la boue du canal. On a quand même vu le dernier morceau et le chanteur avec des plugs géants, que je suis sur qu’un verre de Leffe 50 passe large dans ses oreilles.

Les choses sérieuses vont commencer, le temps de passer vite fait aux toilettes se refaire une beauté – enfin surtout nettoyer mes chaussures, rapport au canal, d’enfiler mes plugs taille 54, quelques tatouages Malabar et de reboutonner ma chemise à carreaux jusqu’en haut, parce que faut être looké maintenant en concert. On se faufile discrétos et hop, premier rang, ni vu ni connu, prêt à affronter les 5 de Detroit, MI, For The Fallen Dreams.

BAM, grosse moshpart et direct New Beginnings, retournement de slip et tressaillements de marcels. Honnêtement, toute la salle se fait ramoner de haut en bas en suivant les jumps du groupe, on se prend la basse en pleine gueule – sens figuré, potentiellement dû à l’ampli de basse que j’ai en facial. La foule en veut à fond, reprend en ch?ur le chant clair sur Nightmares ou même le nouveau titre, Strange Faces. Mais c’est vraiment les vieux morceaux qui feront monter la sauce, Vengeance et son passage pompé à Slipknot, et surtout Last Dying Breath et Brothers In Arms et leurs sings along respectifs qui feront lever des mains crispées en direction du chanteur à la gueule de crevard. C’est sur cette note finale que le public commençait sérieusement à s’échauffer, fin prête pour le fantôme californien en approche.

Intro sur California Love de 2pac, caméra au poing, et dans 3, 2, 1… Unspoken. Au moins ça remet le slip à l’endroit, puisqu’un double retournement équivaut à un retour dans le bon sens, comme les doubles changements de sens au Uno. Sauf que là contrairement au Uno, on se prend des coups de gratte dans la gueule – sens propre, tellement je suis à moitié sur la scène. Inutile de vous dire que The Ghost Inside a tapé fort tout de suite avec ce titre. le public connait toutes les paroles par coeur et se dandine au rythme du 2step.

Pas de répit, les ricains envoient Destined et le chanteur fait des allers-retours incessants tout le long de la scène, avec une présence et un charisme fou. Prenez note les mecs, mattez des vidéos ou je sais pas, mais c’est un vrai frontman ce gars là. Un faux départ ensuite pour Chrono à cause d’un problème de guitare, vite résolu. Bon évidemment hein, c’est encore un coup de rouleau compresseur mais avec le sourire (comme le gay roller de the Oatmeal, pareil). Le chanteur peut se permettre de ne chanter que la moitié des paroles, le public à bloc s’occupe du reste. Ce titre mérite vraiment les 5 étoiles dans mon iTunes.

Overlooked va en remettre en couche comme on peut s’y attendre avant de tomber dans la séquence émotion, le chanteur dédicaçant Shiner à son frère décédé alors que rien ne laissait le présager (si je ne m’abuse, j’étais sourd à cause de l’ampli de basse). La foule lui rendit hommage et redoubla d’efforts dans le pit, comme pour témoigner de sa peine au groupe. Les californiens nous le rendront bien, en enquillant avec Between The Lines et un « WHAT DO YOU STAND FOR » magistral. Banni tu est si tu n’as pas crié cette phrase. Banni tu devrais être d’ailleurs si tu ne l’as jamais criée avec eux. Je pense que c’est sur cette chanson que le groupe a complétement communié avec son auditoire.

On remet les choses en place avec Greater Distance qui à mon avis détient le record de crowdsurfers, dont un qui m’a pété un genou et un autre qui a réussi à marcher sur mon téléphone, dans ma poche. Lui je peux vous dire que je lui ai chopé une pompe et qu’il a du aller la chercher loin, loin dans le fond de la salle. J’ai croisé très fort les doigts pour qu’il puisse pas profiter du combo infernal du premier album, Provoke et le final Faith Or Forgiveness, qui à nouveau auront fait chanté la foule sur la quasi totalité des paroles.

Il m’aura manqué que le batteur avec ses lunettes et sa casquette, remplacé mystérieusement par le batteur qui a fait la dernière tournée de Unearth, et visiblement pas toujours au point. Mais bon, dans l’euphorie du moment, il est pardonné. Même si j’ai trouvé le show de The Ghost Inside un poil court, je me demande ce qu’ils auraient pu jouer de plus finalement. Tout était là, les tubes, le son de fou et les sings along. Les vidéos sont de @mooshitup, parce que les miennes sont absolument inaudibles – rapport à l’ampli basse toujours. A la rigueur je ferais un petit montage, parce que les images doivent être bien de là ou j’étais placé.

Voilà, quoi dire d’autre, excepté que c’était la grosse branlée ? Rien. Mais vous le saviez déjà. Et j’espère que vous vous en voulez de pas y être allé. Parce que c’était trop bien. Je veux dire trooooooooooop bien.