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Bizarrement, le nouvel opus de The Chariot ouvre avec un larsen. Evans Perks. Larsen sur larsen même, avec Josh Scogin qui braille toujours à la limite de la rupture des cordes vocales.  Pas de doute, les fans ne sont pas trahis, c’est bien The Chariot.

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Rien de bien original donc. L’important avec eux, c’est de bien écouter plusieurs fois et en profondeur leurs titres. Parce qu’à première écoute, on a toujours l’impression d’entendre un enchainement de bruit et ni plus ni moins qu’une rediff de l’album précédent.

Mais il y a toujours des pépites cachées dans leurs albums. Avec un son, très crade et audible à la fois, rock’n’roll et surtout très naturel. Et puis les surprises arrivent une par une, à commencer par Calvin Makenzie qui, en pleine anarchie, est coupée par une chanson de country old school digne des meilleurs groupes du Texas des années 50.

The City reprend la tradition des chansons avec chorale / ambiance cathédrale du groupe – souvenez vous And Then, Came Then ou And Shot Each Other. Départ à 100% dans le déchainement le plus total classique, avant d’arriver sur un long riff au bord de l’épuisement qui fera monter la sauce jusqu’à ce qu’on ne tienne plus. Et c’est de pire en pire à chaque écoute, parce qu’on sait ce qu’il y a après et que c’est le moment qu’on attend le plus du CD. Et le voilà, « This is a revolution » hurlé à pleins poumons dans un vide. Puis la chorale. Toujours aussi fédératrice. Toujours aussi efficace. Celle qui, après toute cette tension palpable, vous ferait presque verser une petite larme de libération.

Andy Sundwall et The Earth n’apporteront pas grand chose de plus excepté son lot habituel de chaos, noise et déstructuration, mais restent néanmoins des bons morceaux, dans la suite logique des albums précédents. Qui préparent le terrain pour le meilleur, David De La Hoz.
Si ce titre commence à peu près comme tous les autres, on découvre vite le coté plus léger jusqu’à atteindre un passage parlé des plus déconcertants. Déconcertant à cause de la voix, du son de guitare camouflé dans la superposition de plusieurs batterie et de cette montée dramatique… Puis plus rien. Vide, guitare dissonante et grosse partie lourde et lente. Tout l’inverse du passage d’avant. Et la fin… non je peux pas casser la surprise. Regardez et écoutez vous mêmes (pour les impatients, sautez à 1:15)

Malgré le titre, The Heavens a plus l’air d’annoncer l’apocalypse, style mauvais signal radio. Robert Rios se veut complètement rock’n’roll et peut être plus mélodique – dans la mesure où The Chariot peut être mélodique. Et puis l’album se conclut sur un The King magistral qui tout en restant chaotique, apporte lui aussi son lot de nouveautés à grands coups de trompette.

Voilà, un Long Live complétement dans la lignée de Wars And Rumours Of Wars, finalement comme on pouvait s’y attendre. A situer dans la même suite, entre le plus sombre premier album et le plus rock’n’roll The Fiancée. Un bon CD qui sortira quand même du lot grâce à ses petites surprises inside. Je vous ai précisé qu’il a déjà tourné 35x avant même sa sortie ? Long Live The Chariot. J’irai bien refaire une date avec eux tiens.