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PART I.

Wow, il caille à San Francisco. Passer des 44° de Vegas à tout juste 20, ça fait un choc.

Je connais pas trop San Francisco, moi je suis plutôt du sud avec le Pacifique plus chaud et les burritos pas cher. Mais ça à l’air cool, on s’est rencardé sur Google et programmé notre trip avec le Street View. Depuis l’hôtel, on descend la rue, à droite Union Square et deux blocs plus loin l’Apple Store. A un bloc de Maiden Lane. OK on est bons. Un « Beef Chow Mein Fun » et au lit.

(Iron) Maiden Lane

Première chose au réveil, Union Square, comme c’est pas loin, ça met en jambe. On rejoint Market Street après avoir bataillé pour savoir si les coeurs aux quatre coins du square étaient mignons ou ringards, jusqu’à ce qu’on découvre qu’il y avait un wifi ouvert.

Union Square

Mails/Facebook/Twitter checkés, on descend l’avenue en direction du port, à l’ombre des buildings. Le Financial Center nous rappelle un peu New York, c’est l’impression que ça me donne en tout cas, après je laisse les experts en juger. On prendra quand même un Dr. Pepper offert par un camion géant avant de mitrailler le Transamerica Building.

Transamerica

Détour par un corner de Columbus Avenue, pour une librairie au vendeur 100% hipster. Ce qui est génial, c’est que même les librairies sont mises en scène ici, c’est pas trois vulgaires rayons avec l’impression d’être au supermarché. En tout cas, on a pas ça à Lille. Enfin pour le peu que je fréquente les librairies. Bref.

On continue pour prendre la température du côté de Coit Tower, mais là ça grimpe vachement plus. C’est un peu essoufflés qu’on arrive en haut, achète trois tickets à la vendeuse mal aimable, et prend l’ascenseur avec un mec à l’accent incompréhensible pour nous, jeunes touristes. On se dit qu’on a bien fait de monter tout ça, la vue est vraiment superbe sur tout San Francisco.

View from the Coit Tower

Étape suivante, Lombard Street. Une belle rue à touristes. Ah ça, c’est fleuri, ça tourne et ça descend, c’est joli, mais ça sert quand même à rien. Quand je trouverai un wifi, j’irais voir pourquoi ce tronçon de rue là, et uniquement celui là, est tordu de la sorte. Enfin, je trouve ça un peu over-rated. En plus c’est dur à monter. Mais il y a des perroquets dans les arbres.

Lombard St

Dernier site avant d’aller se coucher, Castro. Vous savez, le quartier gay tout ça. Ca fait partie du patrimoine. Difficile de faire un erreur d’interprétation en arrivant en tout cas, le drapeau arc-en-ciel est accroché à tous les lampadaires, il y a des fresques sur la moitié des murs, des cafés et des coiffeurs, des poses de mannequins dans les vitrines qui laissent peu de place à l’imagination. Un quartier qui respire la joie de vivre, la liberté et l’ouverture d’esprit. Faut dire qu’on a traversé Tenderloin juste avant. J’aime bien la chanson de Rancid, mais moyen le quartier. Choc des cultures un peu.

Castro

C’est en rentrant à l’hôtel avec les cloques au pied qu’on comprend qu’on a un peu fait la moitié de la ville à pied et que c’était vraiment bien. On fait rarement autant de marche pour le plaisir et là c’est le cas. On va laver deux trois fringues dans une des laveries de Chinatown, choper un burger chez Carls Jr et on se pose, enfin.

PART II.

Programme un peu moins chargé que la veille pour notre deuxième journée à San Francisco. Peut être aussi parce qu’on a eu un peu de mal à se lever. On arrive à aller à Alamo Square pour voir les vieilles maisons du XVIIIème, les Painted Ladies. On se rend compte par la même occasion que notre sens de l’orientation est assez mauvais dans cette ville, on est juste passé à deux blocs de là hier.

Painted Ladies

On descend dans le quartier hippie, où on trouvera un resto thaï sympa comme tout. Note to self, toujours prendre le piment le moins fort, à moins de vouloir être rouge fluo sur les photos suivantes. Uruguay / Ghana, 1-1, fin des 90mn. OK, on commande un café, ça fera passer le piment et on pourra regarder la fin du match. Le temps de s’indigner sur la main de Suarez – héros national depuis j’imagine -, d’être dégouté pour le Ghana et on part pour Chinatown.

Le quartier chinois est sympa, coloré et vivant, on peut pas leur enlever ça. Mais les gens sont vraiment pas sympas. Je me dis que ça doit être moi, je crois qu’aucun des vendeurs/caissiers/proprios que j’ai croisé ne m’a dit bonjour. Ou alors c’est que c’est la crise, ou parce que leur mugs « I <3 SF » sont moches, ou que leurs drapeaux de la Californie sont hors de prix, ou que les ventes de sabres s’effondrent, ou que tous les magasins vendent la même chose. On va dire que c’est moi. Mais le quartier est sympa hein sinon, me faites pas dire ce que j’ai pas dit.

Chinatown

On va finir la journée dans Fisherman’s Wharf, à flâner dans les boutiques du Pier 39, se retenir d’acheter un magnet hamburger trop mignon ou des chaussettes crocodile, admirer la baie et mettre 25c dans des jumelles pour voir Alcatraz. On se la joue mollo parce que nos pieds souffrent et qu’on commence à avoir plus de courbatures qu’un joueur de foot qui veut gagner du temps.

Fishermans Wharf

On rejoint alors le Hooters sur Jefferson, commande des boissons aux serveuses qui finalement, ressemblent pas trop à celles sur les pubs. J’aurais presque envie de lui payer un steak à celle là, en lui disant « Tiens, minge tchiote ».

A peine le temps de boire une gorgée qu’Ashley et la famille arrivent. Enchanté, moi c’est Florian – oui, à la base moi je connais que son pseudo twitter, c’est une pote d’Arnaud. Ca papote différences entre USA et France/Europe – la liste est longue -, le tout autour d’une assiette de cornichons frits. D’après eux, tout doit être frit au moins une fois aux US, que ça soit des oignons ou des Twinkies. Discussions super sympas, super friendly, malgré notre anglais approximatif.

Une petite promenade digestive ensemble dans Fisherman’s Wharf, un tour de trampoline pour certains – BACKFLIP ! BACKFLIP ! DOUBLE BACKFLIP ! – et un solo de batterie interminable par un groupe qui joue dans la rue plus tard, ses parents nous offrent une ride en pickup jusqu’à l’hôtel, par pitié pour nos pieds. C’est dommage que le voyage se termine, mais au moins, on aura passé une soirée double pouce en l’air.

PART III.

J’en ai oublié le plus important. Enfin, un élément important. C’est parce qu’on l’a fait là, juste avant de partir pour Los Angeles. C’était pas la route, mais on s’est permis un détour par le Golden Gate. Golden Goldy Gate. Alors, qu’est qu’on attend ?

Golden Goldy Gate