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Les voilà eux. Enfin – j’ai envie de dire – parce que depuis la dernière fois que je les ai vus et entendu les chansons au studio, c’était il y a longtemps. Pas si longtemps pour une sortie d’album en fait, mais j’avoue que je l’attendais de pied ferme, donc ça fait longtemps. Je parle un peu comme je pense là, c’est porte nawak (ouais, c’est aussi les 10 ans de Veliki Cirkus de Watcha cette année).

J’aurai beau avoir tanné le batteur pour qu’il me file les chansons, que nenni. Juste eu le droit d’avoir The Jar en exclu, trop content, avant de voir que c’est le morceau qu’ils venaient de mettre sur leur Myspace. Traitre. C’est cool, ça sert d’avoir des relations avec des gens de la musique.

Du coup j’ai du attendre la sortie, comme tout le monde et aller à la FNAC, ACHETER un CD à la FNAC. Le truc improbable. Ca m’était plus arrivé depuis au moins 5 ans. Mais je l’ai maintenant, Diving Suits Drying, de Branson Hollis.

branson_hollis_diving_suits_drying

Ah ouais, ça commence avec le morceau chaloupé, mesure composée, tambourin et où le bassiste faisait une danse super sex en live. Déjà, première chanson, ça envoie, et le pire c’est que je sais que ce Golden Apex n’est pas leur meilleur titre. Mais elle démontre bien la complexité des compositions – bordel c’est si compliqué de taper la caisse claire sur les temps 2 et 4 ? -, la mélancolie et le chaos qui va régner tout le long de l’EP.

Cloud Nine apportera la petite touche mélodique qu’il manquait pour moi sur la chanson d’avant. Toujours aussi post-hardcore ambiant dramatico-mélodique (là je dois être bon), le refrain reflète le talent de ses gens, combinant mélodie fédératrice et agressivité finale. Et puis on se laisse emporter par une outro majestueuse qui dure bien 2mn à elle toute seule, ambiante, bien amenée, lente et progressive dans la tension narrative (je réitère ma demande d’intégration aux Inrocks). A tester sous herbe, pour exploiter 100% du potentiel.

Je sors de mes rêves avec The Jar qui envoie déjà plus le bois que la précédente, d’un point de vue purement énergétique. Peut être juste parce que ça gueule « Wake up, wake uuuuuuuup » (rien à voir avec Suicide Silence), avant de repartir sur du chaloupé avec forte envie de lambada. Ca serait le bon morceau pour finir un set à mon avis; avec la fin qui fait presque pleurer et la foule qui chante les deux phrases, ça le ferait grave – je veux des crédits si vous le faites.

Plage plus atmosphérique, ambiante et surtout beaucoup plus sombre, Visions Of Chandra vient calmer tout le monde et démontrer à nouveau le talent du combo parisien pour faire passer ses émotions, pédale Wha-Wha à l’appui.

L’EP se finit avec pour moi la meilleure chanson, une ligne de chant qui reste bien profond dans la tête, avec l’envie irrépressible de la siffloter. Plus gaie (à noter que je n’ai pas dit « gay ») et plus sombre à la fois, pleine d’espoir, plus puissante, ouais celle là je l’aime vraiment bien. A nouveau on sent la tristesse à fleur de peau, la détresse décuplée par le guest au chant, Hendrick des Admiral’s Arms, qui va donner encore une nouvelle dimension au morceau. Et puis ce revirement de situation final, qui vous remet bien cette petite mélodie dans le crâne, prête à rester all night long. New Colours, New Shapes est aussi dispo sur leur myspace, alors foncez.

Dommage que 5 titres ça soit trop court, parce que honnêtement, ils auraient pu tenir dans mon podium 2010.

En tout cas, c’est bon les gars, je connais votre EP par coeur, vous pouvez virer votre batteur, j’arrive.