Bordeaaaauuuuux ! Vous êtes vivants ?

On s’est octroyé une petite virée dans les vignobles bordelais avec Branson Hollis. C’était le weekend dernier, on a bien joué, on s’est bien marré, bien bouffé, bien bu et bien pris des coups de soleils. Je vais tenter de raconter ça sans trop rien oublier, c’est pas gagné.

L’objectif principal (vous comprendrez bien vite pourquoi je le fais remarquer) était d’assurer deux dates : une à Bordeaux, la deuxième sur le Bassin d’Arcachon. Accompagnés pour le coup par un groupe du coin, My Heroine, qui a eu la charmante idée de nous inviter. Bien merci à eux.

Après quelques 8h de route dans le van – à tenter de dormir en étant réveillé par un morceau chelou de sirtaki de Queens Of The Stone Age, sous 35°, avec des mecs qui se foutent de la gueule de ceux qui bossent, coincés dans les bouchons – on arrive en terre girondine. On installe le matos, balance, traîne dans les environs de la Victoire, passe devant un shop avec un hoverboard en vitrine, enfin normal quoi.

Jusqu’à ce que la faim se fasse sentir, et qu’on se sente obligé de laisser de coté la salade piémontaise de la salle et de se rabattre vers quelque chose de plus consistant. En l’occurence, le shop hoverboard est bien plus qu’une épicerie lamba, c’est Kelly’s :  un resto de burger full importé des US, donc à base de Dr Pepper, Mountain Dew, burgers d’enculé au ketchup maison et de donuts.

On peut même acheter des Reeses, la déco est complétement mi-chillance années 90 grâce aux photos géantes du Prince de Bel Air ou de Dawson, mi- clichés de vie américaine avec des matchs de hockey sur glace à la TV et un gros The Throne blast pendant qu’on dévore nos burgers. Je ne sais plus quelle chaîne avait pour slogan « Pour un bon burger, il faut au moins deux serviettes » (ou quelque chose du genre), mais le nombre de serviettes souillées démontrent à elles seules le niveau de folie de ce repas.

Revenons en à nos moutons. C’est gras et lourds qu’on retourne à la salle, juste à temps pour voir le chanteur/guitariste du premier groupe se la jouer rockstar et sauter à pieds joints sur ma batterie, et donc juste à temps pour lui rappeler que quand on te prête du matos, tu fais pas ton fils de pute à le ruiner, d’autant plus sur un riff de merde. Le temps de regarder trois morceaux (dont un bon pin de batterie) d’Holding Sand qui remonte le niveau – et a plus de respect pour le matériel qu’on leur prête #JDCJDR – et on part se chauffer pour envoyer le boulard. Seules les personnes présentes peuvent dire comment on était – si certaines me lisent, feel free to comment. Mon copain catcheur que j’avais rencontré ici même à l’Heretic lors de mon passage avec FDS m’a dit que c’était cool, lui. My Heroine boucle la soirée et c’est assez démolis qu’on rejoint notre point de chute.

Forcément, c’eut été trop simple, les voisins font une méga bamboula et balance un gros Michel Sardou et/ou équivalents à blinde, si bien qu’on pourrait croire que ça vient de chez nous. Pour remettre dans le contexte, on approche 4h du matin là. Le voisin du dessous remet les choses en place et on peut enfin faire un break.

On se réveille le lendemain avec une bonne odeur de café et de donuts, courtesy of Pierre Yves aka Pyves (ou Ch’Pyvzz à la chti), avant de partir découvrir les environs, rue St James, place des Quiconces, les quais, le miroir d’eau et tutti quanti, le tout commenté par la femme de notre hôte, Paaaaaaioooooeuliiineuuuaaaa (très difficile d’écrire l’horrible accent du sud avec lequel on les a saoulé tout le weekend). Une Bombardier en terrasse et une photo souvenir après, on prend la route pour la salle.

Je passe sur le show en lui même qui était cool aussi (juste un peu différent de ce qu’il aurait dû être) et puis aussi parce que c’est redite par rapport à la veille. Je sais pas comment je vais écrire des reports quand on sera en tournée, sans dire 20x la même chose. Quoi que.

Là par exemple, on a trouvé une corne de brume, mode stade Bollaert. Autant dire que les cyclistes et les passants ont pris cher sur la route, surtout vu notre taux d’alcoolémie – mais on a le droit, on joue pas le lendemain. On m’a aussi fait découvrir ce tumblr, qui m’a fait perdre quelques neurones et m’a autant fait flipper que marrer, alors que quelques autres reprenaient du Britney Spears avec un ukulélé ou envoyaient du #umademytweet à foison (en tout cas, ce qui était twittable).

Dernière étape de notre périple, une fois dessaoulés, la dune du Pyla. Putain, j’avais pas souvenir que c’était aussi chaud cacao de la monter. Mais on l’aura fait. Et dévalé avec plongeons dignes de Louganis ou une démarche façon course de pneu. Dire que pendant ce temps on aurait pu aller déguster un petit bordeaux de derrière les fagots. Non, il fallait compter sur la rencontre de super-héros : ils ont réussi à se baigner, bravo, moi je suis habitué aux mers de luxe. #instantsnob.

De gauche à droite : Super-Avocado, Super-Juif ou Super-Binocles (selon si vous avez la conception du « on peut rire de tout » ou pas) et Super-Saumon.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai précisé que l’objectif de base était de faire deux bonnes dates. J’ai réussi à rattraper mon retard en une nuit (enfin de 22h à midi le lendemain). Mais ça méritait bien de sacrifier un peu de sommeil contre ces kilomètres.

Ca m’avait sacrément manqué.

Posted on 15 mai 2012

1 Commz

Liiiiiiille ! Vous êtes vivants ?

Ca fait bien 10 ans maintenant. 10 ans que j’écoute Gojira. Non c’est pas vrai, je les ai découverts sur The Link, donc seulement neuf ans. Et puis je les ai ratés sur toutes les tournées. Parce qu’ils sont partis aux US, ont tourné avec Metallica et que j’ai un peu décroché après From Mars To Sirius – je n’ai jamais compris A Sight To Behold. Mais un monstre pareil à Lille en plein mois de mai pluvieux, ça ne se rate pas.

Je passe sur la « blague » Headcharger, le son était naze, le show pas très bon non plus, les chansons encore moins. Mais bien exécuté certes. Juste pas mon délire, encore moins avant Gojira. Et le batteur majorette, non merci.

Je vois aussi à quel point je ne fais plus vraiment partie de la scène métal – si tant est que j’en ai vraiment fait partie un jour, je ne renie pas ma période baggys. Le kilométrage de cheveux au mètre carré doit dépasser celui d’un concert de Justin Bieber, et je peux apprécier les derniers tshirts de Soulfly et Slayer, qui bizarrement ne sont pas bien différents de ceux d’il y a 10 ans. Le tshirt smiley Nirvana, celui là même, lui aussi est présent. Il y en a toujours un.

Les lumières s’éteignent, le monstre arrive. Pas d’intro ou presque, les bordelais dégainent cash avec Space Time et ses sifflantes à faire entendre un sourd. Le son est ultra mastoc et du début à la fin on a l’impression de se faire rouler dessus par un rouleau compresseur. Clouté.

Rien ne s’arrange avec Clone. Encore une fois, raccroche ta mâchoire. Joe réveille un peu le public qui a l’air de subir les vagues de blast dans la gueule sans savoir quoi répondre. Mais c’est sans savoir ce qui les attend après. Avec Backbone double combo Remembrance, la moitié de la salle entre en pogo à l’ancienne, alors que le reste est scotchée devant tant de puissance et de technique à la fois. Rappelez vous la fin de ce morceau, l’espèce de mosh-part précurseur. Jamais réussi à la jouer sans me planter et pourtant j’y ai passé un paquet d’heures. Folie de la fin du morceau, folie de la perfection en live. Si tu n’as pas replacé ta mâchoire après le deuxième titre comme j’avais prévenu, là normalement, tu la cherches dans le pit et tu croises les doigts pour trouver les dents sur le chemin.

On reprend un peu son souffle, avec l’intro de Flying Whales, annoncée par l’énorme baleine qui fait son apparition sur le backdrop vidéoprojecteur. Évidemment, ce n’est que de courte durée, en témoignent ces quelques images.

Gojira reste sur From Mars To Sirius en enchaînant avec The Heaviest Matter Of The Universe, qui bon, disons le franchement, envoie sacrément le paté. Charcuterie, saucisson et cornichons avec. Du coup, je commence un peu à en avoir marre quand arrive Wisdom Comes, parce que c’est claque dans la gueule sur claque dans la gueule à base de chanson mortelle à chaque nouveau morceau; et que celle là fait pas spécialement partie de mon top 10 des meilleurs titres de « Goji », comme aime les appeler mon voisin entre chaque morceau. A noter tout de même le riff de l’enfer et un débit assez incroyable à la double, encore une fois.

Comme je commence franchement à manquer de superlatifs et qu’Oroborus arrive, Mario à la bonne idée d’agrémenter la soirée d’un petit « Gojifail » en perdant ses baguettes. Mais cet enfoiré maitrise tellement que ça passe inaperçu. Si bien qu’on pourrait presque renommer ça en « Gojiwin », comme le précise le dernier commentaire de la vidéo.

On fait une pause JP (de Cross9 pour les nostalgiques), éminent artisan de la scène lilloise, à qui Joe dédicace le nouveau morceau, L’Enfant Sauvage :

Bien sûr, je passe sur la puissance et la maitrise technique, blah blah blah, ce qui va de soi avec les bordelais. Et qui continuera avec Toxic Garbage Island et Vacuity. Histoire de finir sur la note la plus brutale/malsaine/amenez-nous-Lucifer possible.

Après quelques (courtes) minutes d’applaudissements, de cris gutturaux et d’autres « Gojira » scandés par la foule mi-paralysée / mi-trempée de sueur, le groupe revient pour nous délivrer un final encore une fois en mode écrase-ta-face-sur-le-bitume avec Where Dragons Dwell et son outro interminable. 3mn de double kick qui finit d’achever un public déjà décapité plus d’une fois, mais qui en redemande encore.

Enfin voilà. Problème de son monstrueux. Système d’acouphènes infinis. Problème de groupe qui se permet de ne pas jouer ni From The Sky, ni Embrace The World. Système de show tout de même vraiment, vraiment mortel.

Setlist :

  • 1. Space Time
  • 2. Clone
  • 3. Backbone
  • 4. Remembrance
  • 5. Flying Whales
  • 6. The Heaviest Matter of the Universe
  • 7. Wisdom Comes
  • 8. Oroborus
  • 9. L’Enfant Sauvage
  • 10. Toxic Garbage Island
  • 11. Vacuity
  • 12. (Encore) Where Dragons Dwell

Posted on 7 mai 2012

2 Commz

GROEZROCK 2K12 – 2/2

Pour la première partie de la review du Groezrock, c’est par là -> ici.

Voilà un gros morceau. Ce pour quoi il fallait snober la moitié de Such Gold.

Architects.

Je crois que la dernière fois que je les ai vus, c’est justement ici au Groezrock. Le show même où je me suis retrouvé prisonnier d’un circle pit, encerclé comme un con sur Numbers Count For Nothing. Autant dire que la barre était vraiment élevée. Apparemment, ça ne leur fait pas peur.

Ils arrivent sur scène sur Devil’s Island, premier single de leur album à venir. Et autant dire que la couleur est annoncée direct : le son est ultra massif (enfin) et je n’ai qu’une envie, celle de choper la gueule d’un mec et de la faire racler contre la scène. Ca enchaine avec Early Grave et le fameux Numbers Count For Nothing, et ce coup ci j’ai bien pris soin de ne pas être à proximité des frogs et du pit. Pas un pet de coté, c’est branlée sur branlée. Même lorsqu’ils passent sur les morceaux de The Here and Now, ça envoie sa race et l’échange voix saturée / voix claire parfaitement exécuté devrait donner à Sam Carter le titre de meilleur frontman 2012. Le mec en impose quoi. Du coup, quand on repart sur These Colours Don’t Run et Follow The Water en guise de final, tu fermes bien ta gueule et tu t’en prends plein la gueule, justement. Petit bémol, pas de morceaux de Ruin, ni To The Death, et en plus c’est le dernier show d’un des guitaristes, #tristesse. Mais c’est compensé par les influences de leur dernière tournée aux cotés de Stray From The Path : on a le droit à quelques « blegh! » bien sentis sur les passages clé. Autant dire que niveau savatage, on a pris cher.

On a une demi heure pour se remettre de nos émotions, puisque le groupe suivant à voir est sur la même scène. Encore un gros morceau, comme je parle de The Bronx – que je connaissais pas encore il y a un an, mais on m’a vite remis les pendules à l’heure pour mon plus grand bien. Après un break mariachi, le quintet de Los Angeles est en Belgique et démarre fort avec Knifeman, et on peut apprécier un chanteur hyper charismatique, possédé, qui finira par demander le Groezrock en mariage, pas moins. On navigue à 200 à l’heure entre les différents albums, de Inveigh, Shitty Future, White Tar, l’énorme Heart Attack American et Six Days A Week. Vraiment à voir, avec un backdrop de King Kong aux yeux qui clignotent. Je ne remercierai jamais assez l’asticot qui m’a dit « T’as arreté le punk à Rancid, t’aurais dû pousser jusqu’à The Bronx« . Mortel les potes.

On monte encore en puissance, le suivant sur la liste n’est pas moins que Thrice, pour leur dernier concert en Europe à peu de choses près. Je peux vous dire qu’à peine Good Riddance fini sur la Main Stage, je commençais mon sitting au pied de la scène. Les lumières s’éteignent, Dustin et sa clique monte et parte avec Yellow Belly et la perfection du son et de l’exécution met tout le monde d’accord : le show est énorme. On enchaîne avec Image Of The Invincible et son leitmotiv repris par un public chaud bouillant, moi le premier. L’avalanche de tubes continue par The Artist In The Ambulance, The Weight et In Exile, et on se demande à quel moment on va avoir un peu de répit après autant de claques magistrales dans la gueule. Le problème, c’est que ça enchaîne avec Promises, LE titre de leur dernier album. Puis par les tubes de l’ancien temps, Phoenix Ignition, Deadbolt et Stare At The Sun. Quand arrive The Earth Will Shake, je reconnais avoir été à deux doigts de lâcher la larmichette. Tout est surpuissant, une présence scénique incroyable, pas un coup à coté, Kensrue a vraiment le don pour te scotcher sur place. Le final par Anthology (qu’on aurait passé à coté puisque dixième piste du dernier album) finit de tous nous enterrer par sa beauté brute.
Sans pour autant avoir été ultra fan auparavant, il faut avouer que je n’écoute plus qu’eux depuis que je suis rentré et que leur set a tout de suite pris la 3ème place des meilleurs shows ever de toute ma life. Enormité, perfection, sublime, les mots me manquent pour décrire l’événement.

Une telle branlée creuse, on se chope des bricoles à manger, on se pose de loin pour prendre la température chez Terror, ça envoie aussi, mais je suis toujours sous le coup de l’émotion. Donc on se pose dans l’herbe, en profite pour vanner Simple Plan et son public qui apparemment n’a jamais entendu parler de la tête d’affiche, et ça se finit par des faux tatouages sur les phalanges.

Comme on veut rien rater du dernier groupe – qui compte à 40% dans le pourquoi je suis ici -, on s’inflige une partie de Simple Plan donc, où on a droit à tous les tubes, Welcome To My Life, le monstrueux Jet Lag et le retour aux sources I’d Do Anything. A peine le temps pour les canadiens de dire au revoir qu’un sample pas anodin commence, tout le temps de changement de plateau. Quand les lumières s’éteignent pour une dernière fois et que ce drapeau tombe, c’est l’euphorie générale.

Refused quoi. Putain de sa mère. Je crois que pour Thrice j’avais encore un peu de vocabulaire mais là non. Ce mec génial a eu l’idée de (presque) tout filmer, donc je vous dis juste de regarder. C’est juste… pfiou. Tu peux encore te manger une mandale musicale à l’époque de Sexion d’Assaut et de René La Taupe. Refused, merci. Plus gros pogo/pit que j’aurai jamais vu sur New Noise, de la scène jusqu’à la balance, et la tente est grande.

Voilà. Folie du festival. La playlist de mon Groezrock est (avec un gros trou niveau Architects, WTF Spotify ?), et merci à tout ceux à qui j’ai piqué les photos et les vidéos. Parce que comme un con, j’ai pris ni caméra ni appareil photo, et j’ai activé le remplissage automatique de l’espace restant sur l’iPhone, donc tout ce qui est prise de quoi que soit, dans le cul lulu. J’ai pris des photos avec mes doigts du coup, parait que c’est une des meilleures façon de se souvenir d’un instant; en espérant que mon cerveau ait encore une capacité avoisinant les milliards de To, parce que hors de question que je mette ce fest en archive.

Posted on 2 mai 2012

No Commz ? WTF ?

GROEZROCK 2K12 – 1/2

Ce weekend, c’était Groezrock, courtesy of my wife. Le troisième à mon actif, je commence à avoir mes petits automatismes.

Premier arrêt, la Etnies Stage pour Junius, qu’on m’a vendu comme les nouveaux Deftones. Ambitieux. Trop ambitieux. L’ensemble devait sonner lourd et lent, sauf que l’ingéson n’a pas dû s’être remis de la cuite de la veille. Au lieu de ça, des samples de voix omniprésents sont bien trop forts et rendent leur set d’une monotonie à en crever. On est encore bien loin de leurs idoles californiennes. La seule chose qui m’aura fait rester jusqu’à la troisième chanson, c’est les pieds de cymbales qui sont tous tombés, un par un, sous la frappe pourtant mollassonne du batteur.

On se rabat alors sur un groupe de stoner norvégien, Wolves Like Us. Déjà vachement mieux, le son est pas fou encore mais on va y arriver. Le batteur orne une magnifique chemise à carreaux de bûcheron sans manches, qui me fera oublier qu’il était pas spécialement hyper carré. Le reste du groupe entre Cancer Bats et Alexisonfire envoie pas mal et une disposition bizarre met le chanteur-guitariste tout à droite de la scène. Au moins ça laisse de la place au bassiste qui headbangue comme sur une date de Sepultura en 1994.

On passe rapidement sur la Main Stage, appelé par un fort gros riff néometal de Billy The Kill. Apparemment, c’était tout ce qu’ils avaient à proposer et on est vite parti rejoindre la team Musha, accompagnée d’un Guy Fawkes qui nous envoyait des bras d’honneur gracieux du haut de la tente Monster.

Show suivant, Make Do & Mend. Comme prévu, rien de transcendant et plus ou moins exactement ce qu’on attendait d’eux. Ils auraient peut-être mérité que je me penche un peu plus sur leurs efforts avant d’aller les voir, histoire de reconnaitre les morceaux et pouvoir chanter les tubes. L’ambiance commence à prendre, et le combo du Massachusetts fait le job. Mais il faut reconnaître que le manque de claques commence à se faire ressentir : à ce moment de la journée la première fois, Misery Signals avoinait sa race, et l’année dernière on était six pieds sous terre après le show d’Acacia Strain.

Le temps de croiser les Goth-Busters et on se dirige vers la scène Impericon pour The Dangerous Summer, le premier groupe que je ne voulais pas rater. La tente est bien vide quand ça commence à jouer mais se remplira (heureusement) durant leur set. Tous les morceaux sont là, des singles du dernier album – War Paint, No One’s Gonna Need You More – jusqu’aux classiques du premier – Where I Want To Be et un Permanent Rain repris en chœur par la foule. Le live est comme le CD, la recette est bonne mais on a quand même l’impression d’écouter 10x le même morceau. Heureusement que le groupe se donne, malgré l’embonpoint et un batteur sosie de Vincent Glad – de là où j’étais -, ce qui fait de The Dangerous Summer le premier groupe à ne pas me faire regretter d’être venu.

On chope des frites et des hamburgers veggies – jamais un jour j’aurais imaginé manger un HAMBURGER VÉGÉTARIEN, c’est l’improbabilité de la nourriture – et part digérer ça devant Motion City Soundtrack. Encore une fois, sympatoche mais pas fou. On arrive à tenir jusque When You’re Around, histoire de se faire quelques souvenirs mais ça devient vite relou et c’est mou du genou sur scène. Le public ne s’y trompe pas et ne bouge pas des masses non plus.

Du coup, on se dit qu’on va aller mettre quelques savates sur Your Demise. Ca commence patate et à l’ancienne avec Burnt Tongues, avant de faire exploser le Groezrock sur Shine On. Ca lève les mains, le 2-step est de sortie et le pit se remplit instantanément de marcels et de casquettes plates. S’il y avait un pit en mode survival ce dimanche, c’était celui là. « stay true ». Le mec de Terror viendra tailler le bout de gras sur un morceau, avant que les anglais ne finissent par leur tube The Kids We Used To Be, que le chanteur se permettra de laisser au public.

Rapide tour chez Such Gold, et je suis hyper bien tombé, pile pour Gutrot qui est LE seul morceau que je connaisse vraiment du combo de Rochester. Ca sonnait super cool et je serais bien resté un peu plus, mais il fallait que je book mes places pour le prochain groupe sur l’Impericon Stage. Parce qu’à partir de maintenant, ça rigole plus et on va enfin voir ce pour quoi il était inévitable de faire le déplacement dans la campagne flamande cette année.

Pour la seconde partie de la review du Groezrock, c’est par là -> ici.

Posted on 2 mai 2012

No Commz ? WTF ?

Be Street x La Fabrique – Creative Contest

/! Ces événements se sont déroulés la semaine dernière, mais ne sont relatés que maintenant pour cause de maladie, cartons super lourds, un peu de travail, de mise à jour et énormément de flemme.

On m’a assez nargué avec une session Retro Movies des Gremlins. Genre déglingade, avec des masques de folie, du popcorn, des tote bags et des figurines trop mimi. Les gars chez Be Street se la mettent bien, et maintenant que j’ai un contact qui a ses entrées là bas, je suis au courant d’à quel point ça déchire et je veux en être.

Citadium Beaubourg, mercredi 18 avril, Be Street x La Fabrique Creative Contest, ce coup ci, j’en suis. Mon premier pas dans le gratin mondain parisien.

Après s’être pris une méchante sauce sur la route, on arrive à the place to be ce soir à Paris. Grosse ambiance à base de dubstep, hip hop, zouk et autres danses chaloupées dont seuls certains ont le secret. Le lieu est bondé de mèches, plugs, tattoos, chemises à carreaux et lunettes carrées noires à gros bords.

Je me sens comme à la maison. En plus y’a de la bière Asahi à foison, et à l’étage du dessous on nous régale de hot-dogs new-yorkais (le logo Manhattan’s Hot Dog me rend complétement nostalgique) et de muffins banane-pépites de chocolat. Et je ne parle pas des cupcakes. Ni des donuts. Bordel, pourquoi on a mangé avant.

Revenons en à l’important. Le projet de la soirée était de présenter le boulot de jeunes artistes, dont le gagnant Duch. Avec la foule, c’est pas spécialement facile de contempler le travail de chacun et finalement, on en a plus vu dans les vitrines quand on attendait pour entrer qu’une fois à l’intérieur. Mais ça n’enlève rien au talent des artistes et à l’ambiance générale de la soirée, au contraire. Vous pouvez admirer ça ici et , et la liste des candidats est .

On repartira d’ailleurs avec quelques goodies : un tote bag de la soirée, des lunettes immettables, un poster dessiné par le fameux Duch qui a malheuresement très mal vécu son retour dans le nord, un CD de musique un peu trop retro 80′s indé hipster à mon goût et une boule à neige. Putain de merde, une boule à neige !

Donc, merci Be Street et bravo aux artistes !

Posted on 23 avril 2012

No Commz ? WTF ?

Douche & Turd

Posted on 22 avril 2012

No Commz ? WTF ?

La disparition de l’empire

Amis fan de The Ghost Inside, For The Fallen Dreams ou autre Misery Signals, j’espère que vous n’êtes pas passés à coté de cette petite pépite. Empires Fade et leur EP Reflection envoie sacrément le bois, et jugez vous directement has been si vous n’y avez pas encore jeté une oreille. Pour faire simple.

Pour la chronique complète, rendez vous sur All The Rage TV.

Empires Fade – Reflection

Il y a des groupes comme ça sur lesquels on tombe au hasard d’un tweet ou d’un post Facebook. Empires Fade a fait trembler tout mes réseaux sociaux en l’espace d’une soirée. J’ai compris l’engouement pour le quintette de hardcore mélodique mancunien à peine avoir cliqué sur le bandcamp du groupe.

Pas d’intro pompeuse ou surproduite par rapport au reste, on rentre tout de suite dans le vif du sujet avec Virtue et son tapis de double pédale. Et ça savate sacrément sa génitrice.
Le chant très puissant envoie une hargne incroyable sur un two-step à en faire tomber votre plus belle casquette Terror, et sonne comme un appel à la destruction, même lors des passages mélodiques savamment amenés.
Une excellente entrée en matière pour les initiés, brutale et sans concession. Pour les autres, les anglais ont bien d’autres choses à montrer, attendez un peu.

The Highest Highs est probablement le tube de l’EP, sûrement dû à la lead de guitare entêtante du refrain, alternée à la brutalité des breakdowns. On y découvrira aussi une pointe de chant clair, suffisamment pour servir le morceau et pas assez pour faire fuir les puristes. De quoi fédérer la foule en live et nous prouver que Empires Fade maîtrise tous les aspects du genre.

Plus rapide, Volition sonne comme un compromis entre les deux morceaux précédents, y melant chugga chugga et breaks de batterie sans fin. Hope a un petit côté plus positif, qu’on pourrait retrouver chez The Ghost Inside alors que la complexité et la fin aérienne de Reflection n’est pas sans rappeler Misery Signals. Les anglais reprennent peut être le flambeau là où l’avaient laissé les canadiens (en attendant leur prochain album bien sur).

Pour faire simple, Empires Fade est exactement ce que j’aurais aimé faire si j’avais monté un groupe de hardcore mélodique, en mixant à merveille les points forts de leurs illustres idoles (présumées), en seulement cinq titres. Une sortie phare du genre qui promet quelques litres de sueur dans les circles pits de 2012.

Tracklist :
01. Virtue
02. The Highest Highs
03. Volition
04. Hope
05. Reflection

Posted on 13 avril 2012

Commentaires fermés

Stand Your Ground

Les petits enfoirés.
Dire que j’avais pensé à une idée d’app à base de bagarre et de guitares sanglantes genre une semaine avant. Et que je tombe la dessus. Mélange de joie/colère/frustration. Ils l’ont fait.

Les coupables : Oh Sleeper.
L’application : Stand Your Ground.
L’objectif : déglinguer des monstres sur fond de leur dernier album Children Of Fire en version 8 bits. Bien foutu les potes.

Bon les graphismes sont très rétro, j’arrive pas à savoir si c’est un bon point ou pas. Dans tous les cas, je ne supporte pas cette atmosphère vert caca de pigeon après festin de pain de mie.

Le jeu en lui même est sympa mais pas non plus complètement fou. Un espèce de Street Of Rage de la hache, pas de sulfateuse, avec une seule attaque possible. Les trois premiers niveaux sont cools. Ensuite de ça, ça devient assez vite répétitif, passée la nouveauté. Et je mets même pas ça sur le compte de mon blocage à la fin du 3ème niveau. Non, sinon j’aurais persisté, je ne recule pas devant l’adversité – #dw19ht2012.

Par contre, les attaques spéciales qu’on peut ramasser en cours de route envoient plus, à base d’artillerie sonique, de pluie de flèches enflammées ou de cris surpuissants.

Le vrai point fort réside dans les morceaux 8 bits, super bien réadaptés. On reconnaît les morceaux instantanément – pour le peu qu’on ait écouté un minimum ce dernier album -, et on attend avec impatience comment ils ont customisé certains passages clés du CD. Endseekers Children Of Fire auraient largement mérité de faire partie d’une conquête épique du début des années 90.

Finalement, à choper si vous êtes fan du groupe, parce qu’il y a quand même des millions de jeu qui valent mieux que celui là. Mais c’est bien le seul à avoir une BO signée 100% Oh Sleeper. Je sais c’est tentant, moi j’ai craqué, je suis faible

Posted on 5 avril 2012

No Commz ? WTF ?

#umademytweet

La voilà. La bête est lâchée. Bientôt trois ans qu’on y pense, depuis la phrase fatidique, la fameuse, l’unique :

« La boisson préférée des prostituées ? Le gin-fizz-de-pute. »

Pas plus d’une seconde pour dégainer un iPhone et charger Twitter. C’est de ce réflexe qu’est venue l’idée à @cyshini, le concept qui nous anime, celui avec lequel on sera pété de thunes, celui qui va nous faire vibrer : une phrase irréelle IRL qui n’a aucun sens, particulièrement sortie du contexte. Ajoutez à ça, l’envie irrépressible de tweeter cette phrase fraîchement dite, vous tenez entre vos mains un tweet qui n’attend que d’être partagé au monde entier, le #umademytweet.

Trois ans donc je disais. Trois ans que le concept se répand, que des perles sortent, que certains ne vivent que pour être cités comme un achievement dans leur vie délivré dès que quelqu’un sort « OK, #umademytweet t’y couperas pas, celle là elle est pour moi, c’est cadeau ».

Trois ans qu’on tweete à la légère sans se soucier du lendemain.

Trois ans qu’on se fait baiser parce que Twitter ne garde pas toutes les archives (normal vous me direz) et que nos plus belles quotes ont disparu dans le flot de merde insouciante et inutile de la twittosphère.

La solution au problème : créer un site dédié au meilleur hashtag du monde (après #unfollowcyshini, cela va de soi). Et ça y est, enfin il sort du four du crew de @cyshini, confectionné avec ses petites mimines et sa souris :

WWW.UMADEMYTWEET.COM

Mes amis, maintenant que tout est en place sécurisée, le festival de quotes les plus WTF n’attend que vous. A vos tweets et allez liker cette foutue facebook page umademytweet.

Posted on 29 mars 2012

3 Commz

Evil Tiger Vulture Tour

BAM dans la gueule quoi.

J’avais raté les dates à Anvers et Paris, respectivement pour cause d’USA et de Thaïlande, du coup j’ai dû pousser jusque Eindhoven pour enfin voir Norma Jean. Et vu la multiple affiche combo avec The Chariot, Dead & Divine et Admiral’s Arms, je ne pouvais décemment pas louper ça.

Admiral’s Arms ont la dure tâche d’ouvrir et remplit la mission d’une main de maître à base exclusivement de titres de leur album à venir, Chapters Unfold. Après l’entrée en matière des plus efficaces avec Five Minus Four, le groupe enchaîne avec le déjà connu Exposure et I Know How To Define Zero, qui te font comprendre qu’ils ne sont pas sur cette tournée pour rien. We Both Saw That Bear calme un poil les esprits avant de finir par The Park qui prépare définitivement le public à ce qu’il va leur arriver le restant de la soirée.

Dead & Divine enchaîne rapidement et tape fort tout de suite avec Asphyxia Fiends. Apparemment, ils se donnent plus que sur la date parisienne, donc agréablement surpris, surtout qu’à la base ça devait être Stray From The Path. Le chanteur a quand même une bonne gueule de branleur et le guitariste n’a pas spécialement le look de l’emploi, mais le tout est hyper carré, super maitrisé, même au chant – ce qui est quand même rare. Entre quelques allers-retours sur les différents albums, le groupe chauffe définitivement la salle avec sa cover de Lotion de Deftones, avant de faire venir Stephen Harrison des Chariot pour un featuring sur Carcinoma histoire de mettre le bordel à sa façon, dans le public. Un final par It Sleeps In Bliss, et les canadiens laissent un public enfin prêt à affronter le chaos.

Dans le désordre, The Chariot ont envoyé le paté avec Teach:, Calvin Makenzie et son outro « Alfredo », l’inévitable Back To Back, des lancers de basse dans la foule et/ou à 5m de haut, The City avec Cory de Norma Jean, des interruptions pour nous prévenir que c’était pas The Chariot mais les Who ou les Ramones, Daggers et un final sur And Shot Each Other. D’ailleurs, pendant tout le riff de fin, Josh s’est mis à ranger la batterie au fur et à mesure, tom par tom, cymbale par cymbale, jusqu’à ce que le pauvre batteur finisse par marquer les temps sur le cercle de la caisse claire, puisque c’est tout ce qu’il restait. Cet homme est fou et apparemment c’est lui qui a toutes les idées les plus barrées. Si vous ne les avez jamais vu, rattrapez ce retard au plus vite, c’est une vraie expérience.

Changement de plateau pour Norma Jean, tout au moins pour laisser place à une batterie Truth paillettes ‘champagne’, réglée au poil de cul. Ce coup ci, pas possible d’oublier l’ordre des titres, courtesy of @chodamax :

Pour mon coté matériel et fétichiste, on pouvait pas rêver mieux. Et donc grosse branlée. Pas mal d’anciens morceaux, érection sur Bayonetwork et Dilemmachine – même si j’aurais préféré Vertebraille :( , ça me permet de conforter O’God The Aftermath dans sa première place des albums de mon coeur d’amour 4 ever -, la moitié de Redeemer y passe et seulement les tubes des deux derniers albums, dont Robots 3 Human 0 et The Anthem Of The Angry Brides. Le son déboite, la prestation scénique est certes plus statique que The Chariot mais au moins on comprend ce qu’il se passe, et le batteur envoie les coups de sub toujours au bon moment. Mention spéciale pour le guitariste au look de redneck, casquette et tshirt Atlanta, et à Cory au chant qui en impose vraiment. Genre vraiment. Et puis Memphis Will Be Laid To Rest avec Cory et Josh, je me demande où la folie de la soirée va s’arrêter.

Bref l’affiche répond à toute mes attentes, quoi demander de plus.

On finit dans la rue de la soif d’Eindhoven, le temps d’échanger trois mots avec David Kennedy qui était passé au studio, engloutir un kebab et on reprend finalement la route, avec des acouphènes et des paillettes dans les yeux parce que c’était (un peu) la folie.

Posted on 26 mars 2012

No Commz ? WTF ?